que se passe-t-il en ile-de-france - Le blog de La ruche (alternatives écologiques et solidaires à Vanves)
Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 13:55

Par Guillaume DAUDIN, PARIS, 18 fév 2011 (AFP)

Les militants de Jeudi Noir ont été expulsés vendredi de l'immeuble de bureaux proche de l'Elysée qu'ils squattaient près de deux mois mais se sont dits déterminés à mener de nouvelles occupations de bâtiments vides pour lutter contre le mal-logement.

Le tribunal d'instance du VIIIe arrondissement de Paris avait ordonné mardi l'"expulsion immédiate et sans délai" de cette propriété de l'assureur d'Axa,  avenue Matignon, décision mise en œuvre sans violence mardi matin.

"La décision de justice a été appliquée, mais cela ne remet pas en cause notre volonté de dialoguer de manière constructive avec les militants de Jeudi Noir pour leur trouver des solutions de relogement", a commenté un porte-parole du groupe Axa joint par l'AFP.

"Ce qui s'est passé ce matin me renforce encore dans mon combat, qui me paraît encore plus juste et légitime", a affirmé Maxim Hupel, membre du collectif, joint par l'AFP après l'opération. "Quand je vois la pression médiatique qui a entouré cette affaire et à quel point on a réussi à faire parler du mal-logement, je me dis que ce qui s'est passé est une victoire", a-t-il ajouté.

Depuis fin décembre 2010, ils étaient une trentaine de travailleurs précaires, d'étudiants et de militants de Jeudi Noir à dormir dans ce bâtiment. Venus en nombre, les policiers ont pénétré dans le bâtiment de huit étages vers 7H20 en forçant, à coups de bélier, la porte d'entrée qui avait été barricadée par les occupants, la plupart regroupés dans le hall. Les squatteurs, qui avaient prévenu qu'ils ne se laisseraient pas faire, n'ont opposé qu'une résistance symbolique à leur expulsion, certains s'enchaînant aux herses de l'entrée, d'autres se retranchant brièvement sur le toit. Un membre du collectif a fait un malaise vagal, un autre a été légèrement touché à un doigt, ont précisé des militants. Vers 8H30, à peine plus d'une heure après le début de l'opération, la totalité du bâtiment avait été vidée de ses occupants. Dix-huit squatteurs ont été évacués dans un bus de police, conduits au commissariat avant d'être immédiatement relâchés vers 9H30, ont-ils ajouté.

"On est fatigués mais ça va, a déclaré, après avoir été relâchée, Elise Aubry, membre du collectif, à l'AFP. C'est assez symbolique de se faire expulser le jour du G20 : c'est comme une honte au gouvernement qui s'attaque aux mal-logés plutôt qu'au mal-logement". "On est aussi un peu dégoûtés de la manière dont ça a été fait, a-t-elle ajouté, avec autant de forces de police pour déloger des personnes sans logement, tandis qu'hier Axa annonçait 2,7 milliards de bénéfice net".

Vers 18hh0, une cinquantaine de militants et de sympathisants ont organisé une "dépendaison de crémaillère" en face de l'immeuble en débouchant quelques bouteilles. José, un militant de Jeudi Noir a dit à l'AFP que l'apéritif visait "à marquer le coup" pour les absents de la matinée et pour montrer qu'on continue, cela fait quatre ans que cela dure, ils nous virent et l'on revient".

"Les virer de la sorte, c'est un message catastrophique adressé à notre jeunesse", a regretté Sylvain de Smet, conseiller régional Europe Ecologie-Les Verts, qui a dormi plusieurs nuits dans le bâtiment avec Jeudi Noir et qui a passé la dernière nuit à l'extérieur, sur un matelas, car la police refusait de le laisser entrer. "Ces gamins revendiquent un droit universel, celui de se loger dans de bonnes conditions", a t-il affirmé.

En octobre 2010, Jeudi noir avait déjà été évacué d'un squat qu'ils occupaient depuis plusieurs semaines place des Vosges, à Paris.

Partager cet article

Repost 0
Published by La ruche de Vanves - dans Que se passe-t-il en Ile-de-France
commenter cet article
2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 14:01

1 février 2011 publié par  Vincent sur Ma cantine bio

Aujourd’hui avait lieu en mairie de Bagneux (92) la conférence de presse de lancement de la première expérience réussie d’introduction de bio locale en restauration collective en Ile de France dans le cadre d’un appel d’offres.

Pour la première fois en Ile-de-France, des producteurs bio locaux répondent à un appel d’offre en restauration collective, et ce, grâce à l’entremise de Vivrao, agence de conseil, qui a lancé le concept « Mon assiette bio, ma pelle », en partenariat, sur la ville de Bagneux, avec le Groupement des Agriculteurs Biologiques (GAB IdF). Les deux partenaires sont réunis par une même philosophie : introduire du bio local en restauration collective, en garantissant une juste rémunération aux producteurs.

Pour cela, Vivrao a travaillé avec les services de la ville de Bagneux pour adapter la demande de la collectivité à l’offre afin de permettre aux agriculteurs locaux de répondre à un appel d’offre de marché public. De son côté, le GAB IdF, qui sensibilise et accompagne, depuis quelques années, les producteurs bio, à ce débouché, a identifié la production disponible localement en bio ou en conversion. Il a fait le lien entre les agriculteurs et Vivrao.


Partager cet article

Repost 0
Published by La ruche de Vanves - dans Que se passe-t-il en Ile-de-France
commenter cet article
1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 09:43

A Clamart, jeudi 2 décembre : Venez vous informer et donner votre avis sur le projet de métro circulaire Arc Express. C'est à 20h, salle des fêtes Hunebelle. Ce projet de la Région Ile de France concerne tout particulièrement nos communes de première couronne.

A Issy les Moulineaux, mardi 14 décembre, à 20h au Palais des Congrès, ce sera la présentation du « Grand-8 », le projet du Grand Paris cher à Nicolas Sarkozy.

Dans les deux cas, il s'agit de réunions publiques organisées dans le cadre de la procédure de débat public. Le débat se déroule jusqu'à fin janvier 2011 dans 60 lieux publics des 8 départements de la région Ile de France. Les habitants et les associations sont invités à rédiger des cahiers d'acteurs ou à réagir par courrier électronique

 

www.debatpublic-arcexpress.org

 

www.debatpublic-reseau-grandparis.org

Partager cet article

Repost 0
Published by La ruche de Vanves - dans Que se passe-t-il en Ile-de-France
commenter cet article
14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 21:14

A l’occasion de la journée mondiale de l’alimentation déclarée par les Nations Unies, le 16 octobre, la Vía Campesina, mouvement paysan international, invite à organiser des actions pour dénoncer le rôle des entreprises de l’agrobusiness telles que Monsanto dans la destruction et l’accaparement de la biodiversité et du vivant. Cet appel s’intègre à la semaine d’actions pour une justice climatique et sociale.

Programme du 15 Octobre 2010 à Paris

17h30 :Manifestation festive contre l’agrobusiness
Rendez-vous métro Châtelet sortie Avenue Victoria à 17h30

Une marche festive est organisée pour dénoncer la collusion entre les grandes entreprises de l'agrobusiness et certains organismes scientifiques se réclamant de l'impartialité mais ayant des liens réels avec les lobbys semenciers.
Le cortège sera composé de savants fous et d’hommes d’affaire de multinationales semencières. Une fanfare accompagnera le cortège.
Venez vêtus d'une blouse de scientifique ou de votre plus beau costume d’homme d’affaire si vous le pouvez. Des accessoires vous serons fournis sur place, mais l'idée est d'être dans le blin bling donc chaines en or, fourrures et co. sont les bienvenues.
Le cortège se rendra au GNIS, groupe national interprofessionnel des semences et plants, 44 rue du Louvre puis au siège de Vilmorin – Limagrain non loin de là au 5 r St Germain l'Auxerrois.

20h : Conférence – Débat : Les OGM et les multinationales de l'agroalimentaire, où en est-on ?
Mairie du IIème arrondissement, 8, rue de la Banque

En présence de :
* Josie Riffaud, Paysanne en Gironde, déléguée européenne de la Vía Campesina, présidente de Combat Monsanto
* Marie-Monique Robin, journaliste, réalisatrice du documentaire « Le Monde selon Monsanto »
* Christian Vélot, docteur en biologie et maître de conférences en génétique moléculaire à l'Université Paris-Sud 11

Venez nombreux!


Les organisations signataires
En France, les associations soutiennent cette semaine d’action contre Monsanto et l’agroindustrie :
Les Amis de la Conf’, les Amis de la Terre, ATTAC, Combat Monsanto, la Confédération paysanne, Greenpeace, Loiret sans OGM, Nature et Progrès, OGM Danger, Vigilance OGM 18.

Au cours de cette semaine, le procès de 87 faucheurs volontaires aura lieu à Marmande (Lot et Garonne) pour un fauchage de MON 810 en septembre 2006..

D’autres actions sont déjà programmées autour du 16 Octobre dans diverses régions françaises et dans différents pays européens pour une Europe sans OGM.

Renseignements sur le site  <http://www.combat-monsanto.org/>

Partager cet article

Repost 0
Published by La ruche de Vanves - dans Que se passe-t-il en Ile-de-France
commenter cet article
25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 13:33

cniid.gifLe Centre national d’information indépendante sur les déchets (Cniid) vient de publier un guide pratique à destination des élus locaux. Objectif : les aider à mieux gérer les déchets, en évitant de recourir à l’incinération et à l’enfouissement. Aujourd’hui, 70% des ordures ménagères sont incinérées ou enfouies, encore beaucoup trop pour l’association.

Intitulé « Agir localement pour une nouvelle politique déchets », le guide se base sur des retours d’expériences françaises et européennes, autant de pistes d’actions « pour s’engager concrètement dans la prévention des déchets, le réemploi, le recyclage et la valorisation organique des biodéchets triés à la source ».   

La gestion des déchets est souvent vue par les collectivités comme un véritable « casse-tête », qui représente souvent le deuxième poste des dépenses pour l’environnement après l’eau. Le guide suggère d’appréhender la problématique davantage comme un projet de « démocratie participative pour la collectivité ». Certaines initiatives alternatives aux propositions industrielles des entreprises privées, basées sur le triptyque « réduire, réutiliser, recycler » sont créatrices de lien social et peuvent redynamiser le territoire, selon le Cniid.

Parmi les retours d’expérience, figure celui du syndicat mixte de collecte des déchets ménagers du sud vendéen (Sycodem), qui a établi en 2004 un partenariat avec Emmaüs. Afin de favoriser le tri, les usagers sont invités à déposer certains objets (matelas, fenêtres…) à la recyclerie plutôt que dans les bennes tout-venant. Cela permet à ces objets d’êtres réparés puis revendus par l’association. Ainsi, en 2007, 161 tonnes de déchets ont été détournées de la benne générale.    

Le Cniid organisera le 22 octobre 2010 une formation à destination des élus et leurs collaborateurs sur le lien entre déchets et climat. Nous suggérons fortement à nos élus en charge de la question des déchets, à Vanves et GPSO, de se rendre à cette formation, pour pallier leur manque cruel de culture et d'initiatives sur le sujet.

Partager cet article

Repost 0
Published by La ruche de Vanves - dans Que se passe-t-il en Ile-de-France
commenter cet article
20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 10:56

L’offre de covoiturage est désormais disponible sur toutes les gares du réseau Transilien (hors gares parisiennes).

Toutes les infos, et le service de co-voiturage en ligne sur http://covoiturage.transilien.com/

Partager cet article

Repost 0
Published by La ruche de Vanves - dans Que se passe-t-il en Ile-de-France
commenter cet article
17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 12:01

Le projet Laissons pousser ! invite les citoyens à semer des fleurs sauvages sur l’espace public et à porter un nouveau regard sur la biodiversité des pavés.

Des mini-prairies de fleurs sauvages se mettent à pousser dans les espaces urbains délaissés. Et c’est vous, habitants des villes, qui les plantez en bas de chez vous.

Pour ce printemps 2010, une quinzaine de communes et organismes sont de la partie, dont Clamart, Malakoff, Paris, Bagneux, Fontenay-aux-Roses (mais pas Vanves quel dommage !). Chacun s’engage à distribuer gratuitement à ses habitants les sachets de graines de Laissons Pousser ! et à autoriser les plantations sur des espaces identifiés. Ici, ce sont les écoles qui vont semer, là les amicales de locataires, plus loin, les associations de jardins partagés, ailleurs, les particuliers-jardiniers…

Et pourquoi ?

Parce que 2010 est l’année de la biodiversité…

La biodiversité n’est pas qu’une affaire de grands espaces naturels, de forêts ou d’océan. Les villes ont aussi leur rôle à jouer pour sauvegarder la richesse biologique. Et même le béton peut se faire accueillant pour la nature sauvage. C’est ce qu’entend prouver l’opération Laissons Pousser, en créant des jardins de poche, refuges de la faune et la flore dans tous les recoins.

Parce qu’on veut tous de la nature dans nos villes…

Sept Français sur dix estiment qu’il n’y a pas assez de végétal en ville, selon une enquête Unep-Ipsos 2010. Et pour 93,5% des Français, le contact avec les plantes, les végétaux et les jardins est un aspect important de leur équilibre quotidien. Enfin, en Ile-de-France, une personne sur trois regrette de ne pas avoir assez de liens avec la nature et les jardins.

Pour encourager les citadins à investir leur quartier…

Jardiner en bas de chez soi peut avoir toutes sortes d’effets secondaires bénéfiques : faire connaissance avec ses voisins, engager la conversation avec les commerçants, s’approprier son quartier, apprendre à le respecter davantage, vouloir l’embellir et imaginer toutes sortes de choses pour que la vie y soit plus douce…

Pour ré-apprendre à observer la nature ordinaire…

Tiens, un pissenlit dans une fissure du bitume ! Sublime, cette ortie le long du grillage… C’est fou, c’est la première fois de ma vie que je vois un papillon à ma fenêtre ! Semer la biodiversité en ville, c’est provoquer tout un tas d’événements extraordinaires susceptibles d’émerveiller nos journées.

Parce que c’est beau, une rue pleine de fleurs des champs…

Un point c’est tout.

Voir l'article de la Ruche sur un sujet similaire

Planquez vos friches : la guérilla du jardinage a commencé

Partager cet article

Repost 0
Published by La ruche de Vanves - dans Que se passe-t-il en Ile-de-France
commenter cet article
15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 10:51

La Fête des AMAP 2010 aura lieu

le dimanche 30 mai, de 10h jusqu'au soir
sur et aux abords de la Péniche Antipode

amarrée le long du Canal de l'Ourcq (Paris 19ème)
face au 55 Quai de Seine

Pour tout savoir sur les animations de la journée et le détail du programme,

le dossier de presse complet :
pdf dossier_presse_fete2010

le programme détaillé :
pdf programme_feteamapidf-2010

Partager cet article

Repost 0
Published by La ruche de Vanves - dans Que se passe-t-il en Ile-de-France
commenter cet article
25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 15:16

Le Groupe SOS (groupe d'économie sociale et solidaire) a décidé de donner une tribune à ceux qui font bouger le monde !
Il a imaginé des rencontres autour des nouveaux enjeux de l'économie sociale, du secteur associatif, des pratiques durables et du commerce équitable.
Les Alter mardis sont chaque mardi l'occasion de découvrir une initiative innovante, et d'échanger avec des intervenants de qualité soucieux de partager leur ambition pour un monde meilleur.
Le Groupe SOS vous convie à la 24ème édition de ces rencontres: "Et si ma ville passait au commerce équitable ? La commande publique comme moteur du changement."

Rendez-vous :
mardi 26 janvier 2010
de 19h00 à 20h30
à la Mairie du 14eme
2, place Ferdinand Brunot
75014 Paris
M° Denfer-Rochereau / Mouton-Duvernet
Cliquez ici pour vous inscrire

Le commerce équitable fait beaucoup parler, mais fait-il encore vendre ?

Alimentaire, mobilier, vêtements: l'offre est importante, et de plus en plus qualitative. Et pourtant, les chiffres restent cruels pour nos consciences: le commerce équitable représente à peine 0,1% du chiffre d'affaires du commerce mondial ! Pour changer la donne, il faudrait intégrer ces produits à des marchés réclamant des volumes importants.

Cela tombe bien, en France, la commande publique représente 15% du PIB national ! D'où l'idée de certaines collectivités d'utiliser l'achat public pour imposer l'utilisation des produits labellisés commerce équitable (cantines scolaires, protocoles institutionnels, achats de fournitures. ..).

Mais des obstacles subsistent. Principal souci: les produits labellisés les plus populaires (banane, café...) sont essentiellement des produits de consommation domestique. Qui plus est, leur adaptation aux marchés de grands volumes est pour l'heure assez médiocre: riz équitable incompatible avec les méthodes de cuisson industielles, bouteilles en verre interdites dans les cantines scolaires, packagings individuels quand il faudrait des sacs de 20kg... Sans parler de la méfiance des producteurs locaux, qui estiment -peut être à juste titre- qu'une collectivité doit avant tout acheter local ! Bref, le pari n'est pas gagné !

Et vous, qu'en pensez-vous ? Est-ce le rôle des collectivités que d'acheter équitable ? L'offre de commerce équitable doit-elle évoluer et s'adapter aux grands volumes ? Pourquoi ne pas créer des centrales d'achats équitables, pour répondre plus efficacement aux appels d'offres ? Quelles sont les collectivités exemplaires ? Celles qui au contrairent

rechignent à s'y mettre ? Quel travail est opéré par les collectivités auprès des commerçants ou des entreprises, pour les sensibiliser aux produits équitables ? Les intervenants répondront à toutes ces questions sans tabou, ils l'ont promis !

Partager cet article

Repost 0
Published by La ruche de Vanves - dans Que se passe-t-il en Ile-de-France
commenter cet article
10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 11:58

RASSEMBLEMENT DIMACHE JANVIER 2010

Paris : 17h30 Sur le pont. Entre le quai de Valmy et le quai de Jemmapes. Près du métro Jaurès.

Une nouvelle fois, la France connaît une vague de grand froid. Une nouvelle fois, des personnes meurent en France. Une nouvelle fois des vies sont menacées en France du fait du manquement de l’Etat à ses devoirs les plus élémentaires et son absence de réponse aux nécessités premières : porter assistance aux populations les plus stigmatisées, défavorisées, délaissées. Offrir un hébergement d’urgence.

Alors que le plan grand froid est déclenché, et qu’aucun gymnase n’a été réquisitionné pour elles, des centaines de personnes, majeures et mineures d’origines afghanes, kurdes, irakiennes… errent dans les rues de Paris à la recherche d’un refuge, d’un abri, d’un lieu. Et c’est par la « force des choses », loin des regards et donc si proche - comme en écho aux nouveaux camps qui se pérennisent dans les bois de Vincennes ou de Versailles, aux abords des périphériques des villes de France… – sous les ponts, quai de Jemmapes, quai de Valmy, que des campements de fortune ont été créés, des tentes installées, que des feux sont, jours après jours, allumés. Non seulement pour se réchauffer et se protéger du vent, de la neige, de la pluie, et du froid à pierre fendre, mais aussi pour lutter contre l’indifférence, le cynisme, le mépris de l’Etat. A cœur fendre.

Car cette froideur climatique ne peut que renvoyer à la « froideur » intolérable, insupportable du climat politique actuel. Plus encore, elle désigne l’irresponsabilité absolue des pouvoirs publics, l’inanité, la schizophrénie et les conséquences ubuesques et pathétiques sur le terrain des politiques publiques mises en place aujourd’hui (immigration, logement…) : 115 qui amène des personnes sans abris dans le local ouvert pour cause de grand froid à Calais

(A rappeler : grève du 115 le 21 janvier 2010 pour protester contre le manque de moyens); police des frontières qui demande à l’association Salam d’héberger dans le lieu d’accueil d’urgence situé à Bailleul, des dizaines de mineurs afghans dont elle ne sait que faire, faisant courir par là-même le risque à celle-ci de passer sous le coup de la loi et du délit de solidarité…

Nous appelons à ce que les pouvoirs publics fassent preuve de responsabilité politique et fournissent immédiatement un lieu où les migrants puissent trouver refuge et s’abriter du froid.

Nous appelons à ce que des gymnases, salles polyvalentes etc. soient ouverts dans les délais les plus brefs, de jour comme de nuit (Loi DALO !!!), partout où c’est nécessaire, de façon à ce que soient mis hors de danger les personnes exposées à une mort certaine.

Nous nous réservons le droit d’user de tous les moyens à notre disposition pour faire aboutir ces demandes légitimes et obtenir des rendez-vous auprès de la DDASS et institutions concernées.

Nous appelons toutes les associations, collectifs, citoyens à nous rejoindre rapidement, afin de nous aider à construire cette mobilisation aussi urgente que nécessaire.

Arrêt des rafles, chasses à l’Homme et expulsions.

Respect du droit d’asile.

Hébergement pour tous.

-------------------------------------------------------

Comment peut-on être Afghan à Paris

Paris, Canal St Martin

Ils sont jeunes, certains ont à peine quinze ans, aucun plus de trente. Les plus chanceux ont une écharpe et un bonnet. Presque pas un n’a de gants. Le thermomètre pointe zéro. Qu’est-ce que ça change ? De toute façon, ce n’est pas le maigre brasier, deux planches minables, quatre cageots humides qui vont les réchauffer.

Ils sont cent cinquante à peu près. Cinq cents dans tout Paris, à marcher dans des tennis troués, à tourner, sans trouver où s’arrêter au chaud.

Ils sont Afghans.

Ils ont lâché leur vie, leur famille, leurs amis, leur pays. La plupart viennent de régions contrôlées par les talibans. D’autres non. Quelle importance. Des bombes sautent à Kaboul. C’est tout le pays qui s’abandonne à la guerre.

La France, c’est-à-dire nous, les poursuit comme des criminels. Menottes, avion : c’est aux barbus qu’on les remet puisque les intégristes sont les seuls à leur ouvrir les bras.

Souvenez vous de ce temps : on appelait encore un mineur un enfant. Aucun ministre alors ne se serait permis de nous laisser croire qu’il est bon de laisser un enfant l’hiver dans la rue. Même étranger.

Et il y a certainement eu une époque où on appelait un immigré un homme. Même s’il était sans papier.

Ces enfants, ces hommes sont venus chez nous portés par l’espoir d’échapper à la violence. D’étudier. De mener une vie paisible. D’être dignes. Ce ne doit pas être trop demander.

Ne jetons pas dans les eaux du canal le manteau que St Martin a partagé avec un pauvre.

Atiq Rahimi

Signatures par mail : afghans.paris@gmail.com

Ou sur : http://sites.google.com/site/afghansparis/

Signatures :

Jane Birkin

Jean-Claude Carrière

Nahal Tajadod

Marjane Satrapi

Jean Charles Blanc

Jacqueline Blanc-Mouchet,

Jacques Higelin

Mathias Malzieu, Dionysos

Olivia Ruiz

Yann Arthus-Bertrand

Serge Orru, directeur de WWF France

Jeanne Aléos

Olivier Jobard, photojournaliste

Sibylle d’Orgeval

Clémentine Deroudille

Jack Souvant, metteur en scène

Priscilla Telmon

Ignes G.Zupanov

Christophe A.Guilmoto

Francine Deroudille

Olivier Daviaud, compositeur

Arlette Namiand

Ambassade de la RI Afghanistan, Paris

Agustin Legrand, Europe Ecologie ...

Partager cet article

Repost 0
Published by La ruche de Vanves - dans Que se passe-t-il en Ile-de-France
commenter cet article

Les actualités de la Ruche

Recherche

Liens