que se passe-t-il en france - Le blog de La ruche (alternatives écologiques et solidaires à Vanves)
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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 17:09
La Stratégie nationale du développement durable (SNDD) 2009-2012 est actuellement en cours d’élaboration.


Son objectif est d’offrir un cadre de référence et d’orientation pour l’ensemble des acteurs privés et publics, en cohérence avec la stratégie des instances européennes et avec les engagements internationaux de la France. Elle adopte pour ce faire les 9 défis-clés issus de l’architecture de la Stratégie européenne de développement durable (SEDD), ainsi que le même jeu d’indicateurs « phares » d’Etat.


Dans la continuité du Grenelle de l’environnement, le ministère du développement durable organise une consultation des représentants des élus nationaux et locaux, des employeurs, des salariés et des associations.


Afin d’associer l’ensemble de la société française à ce projet, la consultation est ouverte à tous ceux qui le souhaitent par le biais de ce questionnaire en ligne.


Pour donner votre avis, sur le ou les défis de votre choix, cliquez ici


Pour en savoir plus, vous pouvez télécharger  l’intégralité du document SNDD, en cliquant ici


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30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 21:32
Un article de plus, qui montre bien tout l'intérêt d'installer des ruches en milieu urbain, comme dans le parc de la Cité scolaire Michelet, afin de préserver l'espèce. En attendant une prise de conscience publique politique de cet enjeu fondamental qu'est la mortalité actuelle des pollinisateurs...

Cet article a été écrit par José Nadan, apiculteur professionnel depuis 1984 - Président du Syndicat des Apiculteurs Professionnels de Bretagne. Il est très bien documenté.

L'abeille disparaît à cause des pesticides, il est malhonnête de le contester. Et la situation continue à se dégrader.
Le Grenelle de l'environnement a viré en Grenelle de l'empoisonnement : l'industrie agrochimique remplace les anciennes molécules moins rentables par de nouvelles bien plus lucratives et d'une toxicité encore jamais vue. On ne mesure plus le toxique en mg/l, ou en ppm, mais maintenant en ppb (partie par milliard).
Exemple du Cruiser récemment autorisé. La fine pellicule d'enrobage d'un grain de maïs contient 0,63mg de thiaméthoxam (source Syngenta). Ouvrez un ce ces sacs de semences Cruiser, prenez un grain de maïs, un seul, balancez le dans une cuve de 5000 litres d'eau, vous atteignez une contamination de 0,126 microgramme/litre, soit au dessus de la norme européenne de 0,1 microgramme/litre pour l'eau potable. Le thiaméthoxam est hyper soluble dans l'eau (jusqu'à 5gr/litre d'eau). Semé à 100 000 grains/hectare, le potentiel de contamination d'un ha de maïs Cruiser correspond donc à la contamination potentielle d'un demi milliard de litres d'eau à 0,126 microgrammes/litres. Une partie de ce thiaméthoxam arrivera inéluctablement à votre robinet. Une partie aussi, c'est l'objectif, se diffusera dans la sève de la plante, et cette fois ce sont nos petites abeilles et tous les insectes pollinisateurs qui resteront sur le champ. Et quel impact d'un tel poison sur les vers de terre et toute la flore microbienne du sol ?
Les firmes chimiques connaissent l'extrême toxicité de la molécule ainsi que sa rémanence : « une utilisation seulement tous les 3 ans », « pas de plante attractive pour les abeilles dans la rotation des cultures » (et le maïs ? ) , « installer des déflecteurs sur les semoirs pour que les poussières ne s'envolent pas », « remplissez le semoir à plus de 10m du bord du champ », « semer par vent faible », « portez des équipements qui protégent les yeux, la bouche et le nez, notamment un masque, des gants, une combinaison à capuche. ». Serait-ce « les graines de la mort » pour exiger de l'agriculteur tant de précautions ? Vous pouvez consulter toutes les précautions d'emplois à l'intention de l'agriculteur. À vous donner froid dans le dos. (1)
Veulent-ils exterminer les apiculteurs, ces témoins gênants ? Les abeilles disparaissent en quantité depuis une dizaine d'années, ce qui correspond à l'arrivée des néonicotinoïdes dont le fameux Gaucho que tout le monde croit interdit, mais sa molécule « l'Imidaclopride » est de plus en plus présente dans les sols français. Elle est toujours utilisée pour les céréales, pour la betterave à sucre, pour des fruitiers sous une vingtaine de marques commerciales, liste que vous pouvez trouver sur le site du Ministère de l'agriculture (2).
Elle est présente partout, Une étude en 2002-2003 relevait que 60 à 70% des pollens de végétation spontanée contenaient de l'Imidaclopride à des doses suffisantes pour constituer une toxicité chronique.
La plupart des apiculteurs sont convaincus de ces faits, mais ce n'est pas facile pour eux de le prouver : les abeilles ne revenant pas à la ruche, il est difficile de les faire analyser. On assiste de plus en plus à une dépopulation des ruches tout au long de la saison, avec beaucoup de problèmes de fertilité (beaucoup de ruches bourdonneuses). Et que sait-on aujourd'hui des effets synergiques de plusieurs molécules ?  On retrouve un tel cocktail dans la nature, même dans l'eau de pluie.  Voir étude 1999-2002(3).
Une récente étude en Italie a prouvé l'extrême toxicité des exsudats de maïs traités aux néonicotinoïdes, de l'ordre de 1000 fois la dose fatale à l'abeille(4).
La plupart des apiculteurs sont écoeurés du refrain de l'AFSSA « les mortalités d'abeilles sont dues à des causes multifactorielles » L'apiculteur était-il plus compétent autrefois ? Il y a moins de 20 ans, des « papis » produisaient du miel en se contentant de soulever  le toit de la ruche 2 fois par an, une fois pour poser la hausse, une fois pour l'enlever. Leur principal souci était d'avoir des ruches vides pour installer les essaims naturels qui se présentaient. Aujourd'hui malgré les élevages de reines et les nombreux essaims que nous faisons sans cesse, nous avons en permanence des palettes de ruches vides. L'évolution est dramatique depuis quelques années. D'ailleurs les chiffres officiels l'annoncent : moins 15 000 apiculteurs amateurs au niveau national entre 1994 et 2004 (source audit GEM), et depuis le déclin s'est accéléré.
Les maladies, parasites ou champignons divers existaient avant, ils ne sont pas la cause première de nos soucis mais plutôt la conséquence de l'affaiblissement par les pesticides. Méfiez-vous de la désinformation perpétuelle pratiquée par le lobby agrochimique dans les médias, sur Internet avec ses liens sponsorisés. Quand vous tapez « abeilles, environnement.» vous avez www.jacheres-apicoles.fr financé par BASF et les grands semenciers, vous y trouverez tout sur les menaces pesant sur l'abeille mais bien sûr un dédouanement des pesticides (5).
Nous avons face à nous la puissance de l'industrie chimique. Des « journalistes agricoles » tel Gil Rivière-Wekstein leurs sont totalement dévoués (6)... Ils réussissent même à établir une « collaboration » avec des collègues apiculteurs tel Philippe Lecompte, apiculteur, bio de surcroît.
Doit-on encore considérer ceux-ci comme « apiculteurs » ou d'abord comme « consultants » pour ces firmes chimiques ?
L'UIPP « l'Union des Industries de la Protection des Plantes » (7), organisme de propagande des pesticides siège à l'AFSSA. Ainsi l'on comprend mieux pourquoi l'AFSSA peine tant à accuser les pesticides. Sa présence est-elle compatible avec un fonctionnement indépendant ? (8)
Hier, je suis resté très perplexe à la lecture de la dernière fiche « Avertissements agricoles » sur l'utilisation du Cruiser, émise par le SRPV (Service Régional de la Protection des Végétaux). Juste les précautions d'emplois minimums concernant l'aspect technique. Absolument rien sur la forte toxicité du produit, même pas pour l'agriculteur. Aucune consigne pour demander de restreindre, ce traitement des plus polluant,s aux parcelles à risques avérés.
Récemment en Bretagne (et ailleurs sans doute) une grosse propagande a eu lieu, pour inciter les agriculteurs à commander des semences traitées Cruiser, propagande par l'industrie chimique et très bien relayée par certains revendeurs. Ils parviennent à convaincre nombre d'agriculteurs de jouer la sécurité, on met de la semence traitée même ou il y a très peu de risques de taupins, pour ça il y a même des promotions.
Pourtant un technicien agricole expérimenté, libre et indépendant, vous dira que de nombreux agriculteurs conventionnels ne connaissent pas de dégâts sérieux dus aux taupins. Il vous dira que les risques déclenchant sont bien connus : dégradation des matières organiques en anaérobie, PH insuffisant, déséquilibre des sols. Il est aussi évident, que ces agriculteurs savent depuis longtemps incorporer les matières organiques au sol, bien avant le semis.
Soyons tous bien conscients que ce n'est pas ces 1 à 2% de parcelles à risques qui sont visées par Syngenta, mais bien toutes les surfaces de maïs. Dans leurs documents publicitaires, avec des arguments partisans et mensongers, ils promettent des rendements meilleurs dans toutes les situations, la lutte contre le taupin n'est qu'un prétexte et une porte d'entrée pour convaincre les agriculteurs à acheter leur poison.
Le matraquage systématique par la diffusion de « bulletins d'alertes taupins » auprès de techniciens agricoles et dans les journaux agricoles a préparé le terrain depuis quelques années. Ils avaient annoncé un pullulement de taupins suite à l'interdiction de certains produits jugés trop toxiques.
Comme ce ne fût pas le cas, il fallait aux firmes chimiques maintenir la pression, communiquer tous azimuts sur les parcelles touchées, sinon l'absence de traitements (et de taupins) aurait pu habituer l'agriculteur à se passer de ces produits que les firmes veulent rendre indispensables.
Les agriculteurs italiens aussi, ont dus faire face à ces stratégies commerciales, offrant certains hybrides quasi exclusivement en semence traitée avec insecticides, ils contraignent les agriculteurs à acheter, bon gré mal gré, de la semence traitée.
Mais en Italie, suite à des hécatombes d'abeilles, toutes les semences traitées insecticides sont aujourd'hui interdites (Gaucho, Cruiser). Auparavant, une expérience pluriannuelle, 2003-2006, menée sur un échantillon représentatif des conditions du maïs dans la plaine Padane, avait montré que le traitement avec des insecticides (Gaucho, Cruiser, Poncho, Régent) n'avait pas d'incidence de manière significative sur les rendements et la production du maïs (Université de Padoux).
L'expérimentation avait mis en évidence que les rendements de maïs obtenus à partir de semences traitées avec fongicides seuls tendent à être supérieurs à ceux obtenus avec des semences traitées avec insecticides, alors qu'il n'y avait aucune différence de production significative entre le maïs provenant de semences traitées avec insecticides et les non traitées.
Cette étude contredit tout ce qui est annoncé par Syngenta. En outre les semences sans insecticides ont tendance à germer plus rapidement. Malgré l'expérience italienne, il va falloir à notre tour, qu'on subisse ces hécatombes d'abeilles, qu'on accepte une pollution des sols, de l'eau, de l'air. Tout ça pour les seuls intérêts de Syngenta.
Nos responsables agricoles ne peuvent pas ignorer ces études. L'on peut donc s'interroger sur le rôle joué par la puissante FNSEA dans cette désinformation. Ses dirigeants roulent-ils exclusivement pour les firmes chimiques et les grands semenciers, ou alors que font-ils pour défendre, un tant soit peu, les vrais intérêts des agriculteurs ?
Cette année, le produit miracle est chez nous, il s'appelle « Cruiser », et la lutte contre le taupin - ou plus souvent son fantôme - va battre son plein. Ici en Bretagne, nous avons, pour notre plus grand malheur, un des leaders du hard discount en pesticides. Ses pratiques commerciales, dont le seul objectif est de faire du chiffre, sont en totale opposition avec les belles déclarations de son site Internet (9).
Commercialisant des variétés de semences de maïs bon marché, la Cooperl (la coopérative des producteurs de porcs à Lamballe) réussi l'exploit de proposer des semences Cruiser quasiment aux tarifs pratiqués par d'autres coopératives pour des semences non traitées. De ce fait beaucoup d'agriculteurs cèdent aux arguments fallacieux du commercial. Et c'est ainsi plusieurs milliers d'ha de maïs Cruiser que la Cooperl va ensemencer pour cette saison aux quatre coins de la Bretagne.
Sur nos 4 départements le maïs couvrira plus de 400 000 ha. Si l'on se doit de féliciter les  revendeurs courageux et responsables qui ont refusé les semences Cruiser, il est légitime aussi de monter du doigt, les irresponsables qui par une propagande mensongère atteindront peut-être les 50%... Imaginez la quantité de ce poison de thiaméthoxam balancé dans la nature, et qui fatalement nous reviendra à la figure par l'air, par l'eau, par notre alimentation.
Quels en seront les dégâts pour nos abeilles déjà trop malmenées ? Qui peut dire quelle part de ce thiaméthoxam aboutira dans nos rivières ? Quel est l'avis du consommateur et du contribuable ? Qu'en pense le conseiller régional quand il doit trouver des millions d'euros pour le programme « Bretagne eau pure » ou lorsqu'il vote d'importants crédits pour une agriculture plus respectueuse de l'environnement ?
Tout ceci se fait en usant de formules injustes et malhonnêtes. « L'agriculture durable et raisonnée »  dit une publicité Cruiser expédiée aux agriculteurs (1). Alors que c'est tout l'inverse du raisonné, puisque l'on pellicule le grain d'insecticide et de fongicide sans savoir s'il y aura attaque d'insectes ou champignon éventuel. C'est le summum du traitement systématique et déraisonné.
L'abeille est le témoin malheureux de ces pratiques inconscientes. Quel éleveur, quelle que soit la production, survivrait économiquement et psychologiquement à des pertes régulières de son cheptel de l'ordre de 30, 40, et parfois au-delà de 50% ? Des collègues sont désespérés, va-t-il falloir des drames humains, des drames familiaux pour que l'administration française arrête de nous traiter avec mépris. Dans tout rapport officiel sur l'apiculture, une soi-disant incompétence des apiculteurs prend plus de place que les conséquences de l'usage des pesticides. Quand j'ai démarré, il y a 25 ans, quasiment sans formation et sans expérience, la taille de mon cheptel progressait sans difficulté.
Aujourd'hui, malgré les techniques que j'ai acquises, les moyens plus importants dont je dispose, je me sens aussi désarmé que le débutant. En cette fin mars, lors de mes premières visites ce printemps, la situation est toujours aussi préoccupante.
Le récent rapport de Martial Saddier « pour une filière apicole durable »ne nous donne aucun espoir. La limite des investigations est fixée dans la lettre de mission du 1er Ministre Mr Fillon en une phrase. « Sans préjudice de la nécessaire prise en compte de la protection sanitaire des cultures ». En d'autres mots : « rassurez les apiculteurs ! Occupez les ! Mais interdiction au député de mettre en cause les pesticides ». Ces consignes ont été respectées, vous pouvez le constater dans le rapport (10).
Face aux défis que nous devons affronter, les moyens d'actions de notre syndicat sont dérisoires. L'adversaire est puissant, mais nous avons pour nous notre bonne foi et notre conscience, et un fabuleux atout : l'opinion publique, car, de plus en plus de personnes sont victimes de ces poisons jusque dans leur chair, et ils doivent en plus payer les dépollutions. Nous avons besoin d'être épaulés, nous manquons de moyens financiers pour communiquer, pour combattre l'hypocrisie des lobbyistes de l'agro chimie.
L'urgence et l'enjeu sont de taille, ils concernent chacun d'entre nous.

Diffusez ce mail, alertez vos élus pour mettre l'agro chimie face à ses responsabilités. Le maïs dans nos campagnes bretonnes : une catastrophe pour la planète :
Une plante exigeante en eau, en engrais, en pesticides donc des plus polluante.
Une plante déséquilibrée pour l'alimentation de nos troupeaux, nécessité d'équilibrer les rations alimentaire avec du soja OGM, produit à l'autre bout de la planète au détriment des forêts et des cultures vivrières, affamant encore un peu plus les populations démunies (11)

Diffusez ce mail, alertez vos élus car le cruiser :
- constitue une grave menace supplémentaire pour nos abeilles
- constitue une grave menace pour l'eau, de nos rivières jusqu'à notre table

 
(1) Guide des bonnes pratiques Syngenta, adressé aux agriculteurs, les 4 pages qui suivent, et site http://www.syngenta-agro.fr/synweb/produit_fiche_1694_1_CRUISER.aspx
 
(2) site du Ministère de l'agriculture : http://e-phy.agriculture.gouv.fr/
 
(3) « Produits phytosanitaires dans les eaux de pluie de la Région Nord-Pas-de-Calais »,1999 - 2002 l'étude ne semble plus téléchargeable (résultats peut être trop inquiétants ?). Nous pouvons vous la transmettre si vous désirez.
 
(4) http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3634
http://www.mieliditalia.it/n_rugiada.htm visionner aussi la petite vidéo
 
(5) www.jacheres-apicoles.fr
 
(6) voir site : www.affaire-gaucho-regent.com
 
(7)  http://www.uipp.org/
 
(8) Lire « Pesticides, révélations sur un scandale français. » http://www.fabrice-nicolino.com
 
(9) Site de la Cooperl : http://www.cooperl-hunaudaye.fr
 
(10) rapport Saddier : http://www.developpement-durable.gouv.fr/article.php3?id_article=3776
 
(11) Voir le film « Herbe » : http://www.herbe-lefilm.com/
 (à voir : Le Titanic Apicole - La Terreur Pesticide )

Sur les abeilles, consultez les autres articles de la Ruche :
Les abeilles et les OGM
Renouvellement de l'autorisation de l'insecticide Cruiser
Plan d'urgence en faveur de la préservation des abeilles

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15 février 2009 7 15 /02 /février /2009 17:53
Lu sur http://www.enviro2b.com
Les sénateurs ont voté hier un Plan d'urgence en faveur de la préservation des abeilles, dans le cadre de l'examen du projet de loi Grenelle 1.

Ce plan qui sera mis en place dès 2009, devrait s'appuyer sur une "évaluation toxicologique indépendante relative aux effets, sur les abeilles, de l'ensemble des substances chimiques". Dans le droit fil des recommandations des députés en première lecture, l'amendement du sénateur UMP Bruno Sido indique qu'une "interprofession de la filière apicole sera mise en place en vue de mieux structurer la profession apicole" et s'engage à "favoriser la création d'un institut scientifique et technique de l'abeille".

 

Mais une des première mesure à prendre aurait été de ne pas renouveller l'autorisation d'utilisation de l'insecticide Cruiser, dont le retrait est réclamé par les apiculteurs et les associations de défense de l'environnement. Rappelons la phrase d'Einstein : "Si l’abeille venait à disparaître, l’homme n’aurait plus que quelques années à vivre".


Plus d'infos sur le renouvellement de l'autorisation d'utilisation de l'insecticide Cruiser

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24 janvier 2009 6 24 /01 /janvier /2009 17:34
Plus de 30.000 ! Annoncé aussi fièrement qu'un taux de croissance flatteur, le nombre d'expulsions d'étrangers auquel la France a procédé cette année est présenté comme un « record » dont le pays devrait s'enorgueillir.

Pourtant, pour aboutir à de tels chiffres, se trouvent désormais expulsés du territoire des hommes et des femmes qui y vivaient depuis de nombreuses années et qui y avaient leur vie, leurs amis, leur conjoint, leurs enfants, leur travail et leurs espoirs.

Cette réalité doit faire prendre conscience à chacun que les personnes en situation irrégulière ne sauraient être ramenées, dans une logique populiste, à la catégorie administrative des gens à expulser. 

 

Mobilisons-nous.


La Ruche soutient le Manifeste « 30.000 expulsions, c'est la honte ».

Rejoignez-nous, venez signer le manifeste, en cliquant ici.

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7 janvier 2009 3 07 /01 /janvier /2009 20:45
Programme international d'éducation à l'environnement, Eco-Ecole est un label décerné aux écoles élémentaires et aux établissements scolaires du secondaire qui se mobilisent pour l'environnement.

Dans les établissements qui se portent volontaires, les élèves, les enseignants, la direction et les personnels travaillent successivement sur cinq thèmes prioritaires : l'alimentation, la biodiversité, les déchets, l'eau et l'énergie.

Dans le cadre des enseignements et en partenariat avec les élus locaux, des associations locales et des parents d'élèves notamment, ils mènent un diagnostic qui débouche sur des réalisations concrètes d'amélioration des bâtiments scolaires et de leur gestion.

Près de 700 écoles primaires, collèges et lycées mettent en oeuvre la démarche Eco-Ecole en France cette année, en vue de demander leur labellisation en mai 2009. Parmi eux, les 210 établissements labellisés par le Jury 2008 (un seule établissement dans les Hauts-de-seine et malheureusement pas à Vanves : le lycée Georges Pompidou à VILLENEUVE LA GARRENNE) et les quelques 300 nouveaux établissements qui se sont inscrits en juin dernier (5 projets dans le département). Retrouvez toutes les informations sur Eco-Ecole en cliquant ici.

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1 janvier 2009 4 01 /01 /janvier /2009 19:22

Reportage de l'envoyé spécial de la Ruche


Thème de cette quatrième édition, qui s'est déroulée le 22 décembre dernier : "Vers une agriculture recentrée sur  ses fonctions alimentaires"


Ces rencontres parlementaires sont placées sous le haut-patronage de Bernard Accoyer, président de l'Assemblée nationale et de Michel Barnier, ministre de l'agriculture, Elles sont toutes animées par le député Antoine Herth depuis 2003 (il fut le rapporteur du projet de loi d'orientation agricole et est  lui-même betteravier), et co-organisées avec Gérard César, sénateur de Gironde, viticulteur de profession, président du Groupe d'études sur l'Économie agricole alimentaire et très actif par rapport à la viticulture bordelaise (il fut aussi président de la cave coopérative de Rauzan).


On aurait pu facilement confondre ces rencontres avec un autre événement récent : Les premières "Rencontres internationales de l'agriculture durable", qui se sont tenues le 10 décembre 2008 dans le même arrondissement parisien . Celles-ci sont organisées par l'«Institut de l'agriculture durable », parrainé par Monsanto-France et Syngenta (leader mondial de l'agro-industrie), avec la bénédiction du ministre Jean-Louis Borloo, de M. Sarkozy, et la participation de Mme Kosciusko-Morizet.


Entre ces deux manifestations (la parlementaire et l'internationale), les similitudes sont redondantes : hormis l'orientation politique qui est logiquement la même, on retrouve parfois les mêmes intervenants dans ces deux colloques à quelques jours d'intervalle (Michel Griffin de l'Institut National de la Recherche, et Stéphane Le Foll, député socialiste européen !)

Mais surtout, ces deux rencontres sont parrainées par les mêmes entreprises chimiques, par exemple :

- Basf (groupe chimique allemand), Syngenta pour les rencontres de l'Institut.

- Basf, Unifa (industries de la fertilisation, http://www.unifa.fr/ ), Monsanto pour les rencontres parlementaires,


On voit aussi, pour revenir à ces Journées Parlementaires, que les entreprises citées ont toujours  un intervenant lors des dernières journées :

- Gilles Poidevin pour l'Unifa, Franck Garnier pour Bayer, pour les deux et trois dernières éditions,

- Denis Tardit pour Syngenta, Vincent Gros pour Basf  en 2007 et 2008,

- Monsanto a eu Benoit Cambon en 2007, Yann Fichet en 2008. Chacun était, on s'en doute, contre le moratoire OGM.

On peut penser que, derrière cette façade qui reprend le terme « agriculture durable »(avec la définition de 1987 du développement durable issue du rapport Bruntland : un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs) que des enjeux politiques et politiques se jouent. Les chercheurs de l'Inra ont aussi intérêt à répondre aux offres, c'est l'avenir de la recherche en France et de la carrière de chacun qui s'y joue, ici également. Quant aux discours entendus, pas de polémique, sauf dans la salle, qui animait un peu les débats.

En effet, il n'y avait aucune association de la « société civile », ni d'association très engagées politiquement ou contre les société sus-nommées à la tribune. Ceci a donné lieu à la réaction sans illusion d'associations par  une lettre, consultable en cliquant ici.

Le but dans ces Rencontres n'est pas de provoquer des débats houleux, des conflits difficiles à gérer. On n'est pas au Grenelle ni à Porto Alegre, bien qu'il y soit fait référence. Car en effet, début 2009, le sénat aura à se pencher sur le « Grenelle 1 », et dans l'année au « Grenelle 2 », c'est à dire à l'application.


Quelles idées peut-on tirer alors de tout ce décorum légèrement factice et convenu ?

- La part de responsabilité des agro-carburants dans tout cela est de 15%, ce qui est très relatif (en 2007, 100M de T de céréales ont été affectées aux agro-carburant, sur une production de 2100M de T). De même, la responsabilité des cultures pour les agro-carburants dans la hausse des prix des matières premières agricoles est contestée (le prix du riz, qui ne rentre pas dans cette composition, a doublé récemment).

- En revanche, 10% de l'énergie mondiale provient de la bio-énergie, c.à.d. le bois et les bouses. On réfléchit à la production locale (ex : huiles de coco et autres) pour produire directement de l'énergie électrique dans les pays pauvres, dont 4/5 de la population n'a pas accès à l'électricité.

- La question de l'eau est posée, par la salle (qui relaie un peu les positions des associations, non invitées) : l'eau douce est dite rare, en voie de disparition. Pourtant, pour les cultures, il y en a beaucoup en Afrique, mais elle n'est pas utilisée correctement. De plus, 4% des terres agricoles y sont irriguées, contre 30% en asie, progression depuis 1960. Un investissement de petite irrigation et de moyen terme (stockage, adduction) demanderaient seulement 65 Milliards de $.

- Tous sont d'accord pour demander une instance d'expertise mondiale (qui coordonne celle de la FAO et l'OMC, par exemple,  avec des pouvoirs de gouvernance mondiale, lesquels font cruellement défaut).

- Un rapport de l'IAASTD (équivalent du GIEC pour le climat) va sortir en janvier. Monsanto et Syngenta ont quitté cette instance, qui regroupait vraiment tout le monde, car on insistait trop sur les aspects négatifs des OGM et pas assez sur le positif des bio-technologies (dixit Yann Fichet, de Monsanto). Tous disent que l'on ne résoudra rien de manière manichéenne, tout dans l'OGM, ou tout dans le dogmatisme inverse : il faut considérer chaque éco-système, c'est dans une synergie entre les deux que des directions ont à être prises. Donc du bon sens et du consensus, notre reporter en est encore tout ému !!!

Il a été également question de la France et de l'Europe.

Un tel titre de colloque est vague et nos politiques sont pris dans des enjeux locaux qu'il rappellent : leurs agriculteurs, les élections européennes qui approchent.

Un historique de la PAC est fait, qui montre avec satisfaction les évolutions positives depuis 1999, qui vont dans le sens de l'environnement, par l'introduction de règles d'« éco-conditionnalité » de plus en plus obligatoires et accrus, jusqu'au Grenelle, dont les propositions sont présentées comme ambitieuses : 5 % des exploitations « certifiées HQE » en 2013, « Eco-phyto 2018 » : moins 50 % de produits phyto-sanitaires en France, multiplication par 3 des sols bio (Basf nous dit alors qu'ils font ce qu'il peuvent pour améliorer les produits, mais qu'il faut laisser du temps aux entreprises qui cherchent). La représentante du ministère (Marion Guillou) nous abreuve d'«Agriculture à Haute Performance Environnementale », qui sert de modèle. Nous baignons agréablement dans une novlangue.


A ce propos, on peut aller voir ici le bilan gouvernemental de la Pac, celle faite par le parti vert européen et sa réforme par le projet d'Agriculture HPE : http://www.agriculture.lesverts.fr/spip.php?rubrique5


Rien qui remette en question  l'autorisation de poursuite en France de l'utilisation de Cruiser, produit par  Syngenta ( http://www.romandie.com/infos/news2/081218154000.e1ub3ng0.asp ), produit  est interdit en Allemagne, et dont on pense qu'il est à l'origine de la destruction des abeilles, après le Gaucho, le Régent.


Mme Marion Guillou parle néanmoins du « Réseau Biodiversité pour les abeilles » : http://www.jacheres-apicoles.fr/index/chap-qui_sommes_nous

BASF apporte aussi son soutien à cette cause : http://www.basf.fr/index.php?pge=35&IDDetail=1118&deb=0&nbpp=10



En fait, si vous voulez voir de l'agriculture durable pour un peu de temps encore, allez voir le film de Raymond Depardon : La Vie Moderne

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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 13:50
Article paru dans Le Monde du 12.10.08.

L'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) a présenté, vendredi 10 octobre, l'état de ses travaux sur l'évaluation des risques éventuels liés aux nanomatériaux. Les experts estiment qu'il n'est "pas possible d'exclure à cette date l'existence d'effets néfastes pour l'homme et l'environnement". L'Afsset recommande donc "l'application du principe de précaution" à l'égard de ces matériaux de plus en plus présents dans l'environnement.

Environ 2 000 nanoparticules manufacturées, dont une des dimensions est inférieure à 100 nanomètres (un nanomètre équivaut à un milliardième de mètre), sont déjà commercialisées.

Elles sont présentes dans plus de 600 produits de consommation : nanotubes de carbone dans les raquettes de tennis, silice dans les pneumatiques, nanoparticules d'argent dans des jouets, oxyde de titane dans les crèmes solaires. L'Allemagne, le Royaume-Uni ou le Canada ont déjà mené des enquêtes sur les filières produisant ou utilisant ces particules et mis au point des guides de bonnes pratiques.

Depuis 2005, l'Afsset a été saisie à trois reprises par le gouvernement pour évaluer les risques des nanomatériaux manufacturés. Dans son premier avis, en juillet 2006, elle recommandait notamment "la surveillance des nanomatériaux par une structure indépendante, la prise en compte de la spécificité de ces substances dans le cadre de la réglementation Reach", ainsi que l'élaboration d'un "registre international public de nanomatériaux commercialisés".

Le deuxième rapport, publié en juillet 2008, constatait que "des dangers pour la santé de l'homme et pour l'environnement ne peuvent être écartés". En milieu professionnel, l'Afsset estimait à 7 000 le nombre de personnes potentiellement exposées aux nanomatériaux dans les laboratoires français et à plus de 3 200 le nombre de travailleurs de la production industrielle susceptibles d'être en contact avec ces particules.

SCÉNARIOS TYPES

Dans le cadre d'une troisième expertise, correspondant à une saisine de juillet 2008, l'Afsset va se pencher sur les produits de grande consommation et créer des scénarios types : les nanomatériaux présents dans les cosmétiques ont a priori une faible pénétration à travers la peau, mais peuvent-ils être ingérés ? Que deviendront les nanomatériaux évacués avec les eaux usées ? Comment vieilliront-ils ? Le rapport et ses recommandations sont attendus au deuxième trimestre 2009.

"Nous sommes en train de passer de demandes d'expertise ponctuelles à une mission permanente de l'Agence. Le champ à explorer est immense, mais nous arrivons maintenant à formuler des recommandations opérationnelles", commente David Vernez, adjoint au chef du département santé-environnement-travail de l'Afsset.

Paul Benkimoun

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15 juillet 2008 2 15 /07 /juillet /2008 09:25
La première campagne de mobilisation nationale accompagnant la mise en œuvre du Grenelle a été lancée début juin par le ministre Jean-Louis Borloo et la présidente de l’ADEME, Chantal Jouanno. Intitulée « Economies d’énergie. Faisons vite, ça chauffe », cette opération se situe dans le droit-fil de la précédente campagne triennale de l’Ademe, qui avait débuté en 2004. Elle vise à inciter les Français - les particuliers mais aussi les entreprises et les collectivités - à passer à l’acte et à adopter des comportements pour économiser l’énergie. Le dispositif choisi pour cette campagne s’appuie sur les divers média (télé, radio, presse et affichage) et propose aussi un site Internet spécifique sur les économies d’énergie.

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2 juin 2008 1 02 /06 /juin /2008 13:47

Un panier de fruits et légumes à un prix inférieur à celui d’un paquet de cigarettes. C’est ce que proposera dès la rentrée 2008 l’association « Fac verte Aix Marseille » à une cinquantaine d’étudiants d’Aix-en-Provence. L’idée est de développer une Amap (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne) à la mesure de l’appétit et du   budget des étudiants et de promouvoir l’écologie en milieu universitaire.

Enjeux et objectifs :  Un étudiant consacre 37 % de son budget à la nourriture, soit en moyenne 190 € par mois (source : Enquête 2006 de l’OVE – Observatoire national de la vie étudiante). En Amap, un panier de 2,5 kg à 3 kg pour une personne et une semaine coûte environ 10 € (source : Alliance Paysans-Ecologistes -Consommateurs) . Au-delà de permettre à des étudiants de s’approvisionner en produits locaux, de qualité et de saison à moindre coût, l’initiative tente de les amener à agir pour l’environnement en privilégiant des modes de consommation responsables.

Actions et modalités : Durant l’année universitaire 2007-2008, des étudiants de l’association « Fac verte Aix/Marseille » ont testé un projet d’Amap étudiante. Le principe : chaque semaine, l’association achète quatre paniers pour quatre personnes à une Amap « classique » et en divise par quatre le contenu et le prix. Les paniers ainsi adaptés à une personne seule sont revendus à 16 étudiants volontaires pour 4,50 € (à peine le prix d’un paquet de cigarettes). Parmi ces étudiants, certains sont titulaires, c’est-à-dire qu’ils se sont engagés à prendre 18 paniers sur l’année. D’autres sont suppléants et prennent un panier occasionnellement, quand un titulaire ne prend pas le sien. La distribution a lieu dans un local en centre ville, accessible à pied pour les étudiants. Ces derniers peuvent payer à la semaine ou au mois.

Partenaires : Région Paca, Université Paul Cézanne, Aix-en-Provence, Université de la Méditerranée, Marseille

Résultats : Au cours de cette phase test, les étudiants-bénéficiaire s se sont montrés assidus. L’opération a prouvé sa faisabilité et sa viabilité financière. A la rentrée 2008, l’Amap sera lancée officiellement. Un partenariat avec des producteurs de fruits et légumes, de pain et d’œufs doit être mis en place afin de permettre aux étudiants d’adopter une alimentation diversifiée et équilibrée. 50 étudiants devraient en bénéficier à Aix-en-Provence, avant l’ouverture possible d’une antenne à Marseille.


Zoom : A la différence d’une Amap classique, celle-ci libère les étudiants de deux contraintes. Ils n’ont pas à avancer d’argent et le système titulaires/supplé ant leur permet occasionnellement de ne pas prendre de panier.

Pour en savoir plus :  Jérôme Chevalier, responsable de la communication pour la Maison de la nature et de l’environnement des Bouches du Rhône, communication@ mne13.org

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