que se passe-t-il en france - Le blog de La ruche (alternatives écologiques et solidaires à Vanves)
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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 21:26

Ce matin, Eva Joly s’est rendue au parc André Citroën à Paris, où le ballon Airparif diffuse en temps réel les indices de la qualité de l’air.

« Alors que l’Île-de-France et de nombreuses autres agglomérations traversent un nouvel épisode de pollution de l’air, il est temps de dénoncer l’inaction du gouvernement devant ce drame sanitaire.

Nous ne pouvons pas nous arrêter de respirer, ni quitter la ville à chaque pic de pollution. Il est impératif d’agir contre les émissions polluantes !

En urgence, il s’agit par exemple de mettre en œuvre le contournement des agglomérations pour les camions en transit. Mais il faut surtout préparer l’avenir en dotant la France d’une Agence de l’Air et en supprimant progressivement tous les avantages dont bénéficie le diesel, gros émetteur de particules dangereuses pour la santé. Cela commence par la prise en compte dans le bonus-malus automobile de toutes les émissions polluantes.

Plutôt que d’agir, le gouvernement préfère demander aux personnes fragiles de se protéger ! Pire, il prévoit des dérogations aux objectifs de lutte contre la pollution et laisse les organismes en charge de la mesure de la pollution en situation d’asphyxie financière. Si le gouvernement voulait casser le thermomètre pour cacher la pollution, il ne s’y prendrait pas autrement. »

Eva Joly, candidate écologiste à l’élection présidentielle

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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 09:45

http://chainehumaine.org/local/cache-vignettes/L580xH151/entete-hessel-site-a9b5d.png

 

"Chers amis,

 

Le 11 mars 2011, la catastrophe de Fukushima a rappelé au monde entier que la technologie nucléaire est mortifère, et que prétendre la contrôler est une illusion. Un an après jour pour jour, une immense chaîne humaine va relier Lyon à Avignon, dans cette vallée du Rhône où quatorze réacteurs nucléaires exposent des millions de gens à un risque intolérable.

Solidaires avec le peuple japonais, des dizaines de milliers de personnes venues de toute la France et d’autres pays européens vont réagir ensemble, pour affirmer haut et fort : "Sortir du nucléaire, c’est possible !"

Je veux saluer la détermination des citoyens à l’origine de cette initiative coordonnée par le Réseau "Sortir du nucléaire". Refusant que la France soit condamnée à subir tôt ou tard un accident nucléaire majeur comme celui qui a frappé le Japon, c’est une véritable "réaction en chaîne humaine" qu’ils ont lancée.

Aujourd’hui, je tiens à partager avec vous mon soutien à cette mobilisation, qui est à mes yeux une véritable insurrection démocratique. Je voudrais dire à chacune et chacun d’entre vous : vous aussi, insurgez-vous ; vous aussi, mobilisez-vous pour la sortie du nucléaire !

Ensemble, nous pouvons être suffisamment forts pour résister au lobby nucléaire et pour nous réapproprier la question énergétique. Nous devons refuser que les choix qui nous engagent et qui engagent nos enfant et petits-enfants pour des décennies soient dictés par des industriels qui n’ont que faire des déchets éternels et de la pollution qu’ils laissent aux générations futures.

La France doit sortir du nucléaire, elle doit dire adieu à cette technologie dangereuse. Elle doit sans retard se tourner vers les énergies renouvelables et un usage plus sobre et raisonnable de l’énergie. En un mot, la France doit choisir un avenir énergétique... plus humain ! Nous savons que c’est possible, alors n’attendons pas qu’il soit trop tard.

Vous non plus, n’attendez pas... le 11 mars, rejoignez la grande chaîne humaine pour la sortie du nucléaire !"

Stéphane Hessel

Rejoignez la grande chaîne humaine pour la sortie du nucléaire !

 

Nous vous encourageons à diffuser massivement le message de Stéphane Hessel via les réseaux sociaux ou en diffusant ce lien http://chainehumaine.org/Stephane-Hessel

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 10:59

Extrait du site http://imposons-nous.org

 

Pour l'année 2011, le Ministre de l’Intérieur a annoncé, avec une certaine jubilation, un nombre record de 32000 expulsions. Pourtant les mobilisations quotidiennes de citoyens ou d'associations, souvent relayées par les médias, nous montrent que derrière ce chiffre se cachent bon nombre de drames humains. En tant que simple citoyen nous pouvons agir concrètement et manifester notre opposition à cette politique d'expulsion inhumaine. L'action "Imposons-nous" nous permet de le faire, d'en appeler à l'éveil des consciences et d'affirmer que cette politique ne se fera ni en notre nom ni avec notre argent.

 

Tous les jours, nous sommes informés des mauvais traitements et des violences infligés aux étrangers en situation irrégulière au regard du séjour : « sans-papiers », « déboutés », « clandestins »...

Tous les jours, nous entendons et lisons les discours xénophobes et démagogiques prononcés par les plus hautes autorités de l'Etat, par les membres du gouvernement et par les députés de la majorité, qui attisent la peur éprouvée par de nombreux citoyens vis-à-vis des étrangers.

Tous les jours, nous sommes informés dans les moindres détails sur les moyens employés et sur les agissements des diverses administrations, fonctionnaires de police et de gendarmerie chargés des basses besognes qui consistent à traquer, enfermer en rétention puis renvoyer dans leur contrée les hommes, les femmes et les enfants identifiés comme des sans-papiers.

 

Plus ces opérations s'imposent, plus les pratiques qu'elles autorisent semblent normales, plus elles sont susceptibles de prospérer sans susciter le scandale qu'en d'autres temps elles auraient provoqué. Hier, les quelques charters d'étrangers en situation irrégulière soulevaient un tollé qui obligeait l'administration à plus de modération. Aujourd'hui, en dépit des mobilisations opiniâtres et courageuses de nombreux citoyens ou militants associatifs, le gouvernement persévère dans la voie qu'il s'est fixée en augmentant année après année le nombre d'expulsions appelées courtoisement « reconduites à la frontière ».

 

Les effets juridiques et humains de cette politique et la régression remarquable et terrible qu'elle entraîne, devient le symptôme qui doit être nommé pour ce qu'il est : la banalisation du mal qui s'incarne dans la manière dont sont traités tous ces hommes, toutes ces femmes et tous ces enfants, gérés comme des flux anonymes qu'il faut réguler, traquer, orienter et expulser en fonction des intérêts supposés de la France.

 

Le consentement à l’impôt et son corollaire, le droit d’en connaître l’usage, figurent bien à l’article 14 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. Pour mettre en œuvre cette politique d’expulsion dure et violente, la France engage environ 500 millions d'euros. On peut donc dire que chacun des 19,5 millions de foyers imposables contribue à hauteur de 26 euros au financement de cette politique. Si nous jugeons personnellement qu'il n'est pas acceptable d'y participer, nous pouvons agir.

 

Par un geste simple, il est possible de faire acte de refus et de ne pas donner cette somme à l'État. Chacun de nous peut la retirer de ses impôts grâce à la déduction fiscale accordée dans le cadre d’un don. En versant 39 euros à un fonds de solidarité dédié au financement de projets associatifs pour les migrants, les 26 euros, montant de la contribution à la politique d'expulsion, pourront être déduits du montant de nos impôts.

 

Visitez le site http://imposons-nous.org et regardez comment participer.

Suivez la campagne Imposons-nous sur Facebook

 

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 09:51

La France et les français n'ont pas fini de payer le coût très élevé de notre addiction au diesel.

On connaissait déjà le coût sanitaire extrêmement important de la pollution de l'air par les particules fines dues au diesel : plusieurs dizaines de milliers de morts chaque année, une durée de vie écourtée de 6 à 9 mois pour chaque citadin, comme l'a confirmé en 2011 l'étude Aphékom, qui tentait même d'en chiffrer l'impact économique à 31,5 milliards d’euros en Europe.

On savait depuis quelques mois qu'à ce coût sanitaire allait s'ajouter une condamnation de la France par la Cour de Justice Européenne, pour non respect des directives de qualité de l'air, et l'amende afférente. En conséquence, l'Etat français tente depuis, tant bien que mal, de donner le change (plan particules, Zapa, etc.) afin de réduire l'usage des véhicules les plus polluants - mais sans s'attaquer à la source du problème – par des mesures dont l'impact social risque de peser prioritairement sur les ménages déjà les plus en difficulté, possesseurs de vieux véhicules.

A cette double peine sanitaire et sociale, s'ajoute la confirmation d'une troisième peine, économique celle-là, par la Direction générale des douanes et des droits indirects, qui indique que la très forte diésélisation du parc automobile français (le gazole représentant 80% de la consommation de carburant) se traduit par une envolée des importations, se soldant en 2011 par un déficit de 13 milliards d'euros (contre 2,4 en 2002) !

Cette triple malédiction n'est pas tombée sur la tête des Français par hasard : elle est le résultat d'une politique fiscale délibérée, depuis des décennies, visant à favoriser le gazole, et par conséquent le constructeur automobile français de véhicules diesel. Gouvernements de droite et de gauche n'ont eu de cesse de s'obstiner dans cette impasse malgré les alertes des médecins et des écologistes. A un scandale sanitaire et environnemental sont venues s’ajouter  l’injustice sociale et l’aberration économique.

Il est plus que temps de redresser la barre et de s'attaquer non plus aux symptômes mais aux causes de cette crise sanitaire, sociale et économique. Il convient de reconnaître que la diésélisation du parc automobile français est un lourd handicap et de supprimer toutes les incitations à "acheter diesel", à commencer par la suppression des avantages fiscaux du carburant, à l'intégration du critère "pollution aux particules" dans le bonus / malus, etc. tout en mettant en place des alternatives de mobilité (transports collectifs, petits véhicules peu polluants, etc.).

Cette mutation ne pourra s'opérer que progressivement, tant la situation n'a fait qu'empirer par conservatisme des politiques et constructeurs. Raison de plus pour ne plus attendre.

Denis Baupin

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 18:51

Tous les 7 ans, à cause de l’artificialisation des sols, la France perd l’équivalent de la superficie d'un département en terres cultivables ; chaque semaine 200 fermes en moyenne disparaissent au profit de l’agrandissement d’autres d'exploitations ou de l'urbanisation. La France compte environ 8 millions d'obèses et 3,2 millions de personnes qui ont recours à l'aide alimentaire, de façon intermittente ou permanente. La plupart de nos aliments ont parcouru des milliers de kilomètres avant d’atterrir dans notre assiette.

Faire de l'alimentation une priorité est un projet de «haute nécessité» démocratique. Notre alimentation, comme les terres agricoles, ne sauraient demeurer un enjeu de spéculation commerciale et boursière.

En nous dépossédant de notre rapport à l’alimentation, l’agro-industrie nous prive toujours plus du savoir produire, conserver et cuisiner les aliments. Elle mutile notre rapport aux sols, aux territoires et aux saisons. Elle nous prive des liens sociaux associés à la production, à l’échange et à la consommation de nourriture. Reconquérir notre rapport à l’alimentation, c'est sortir de l'agriculture pétrochimique, c'est retrouver la liberté de développer des activités riches en emplois utiles, capables de rendre l'économie plus équitable.

Se réapproprier son alimentation, c’est retrouver le goût des choses, du vivant, des idées et des relations sociales qui façonnent notre vie quotidienne en lui donnant sens et saveur, c’est retrouver le goût de penser par soi-même et le plaisir des repas partagés.

Se nourrir est un enjeu vital pour un habitant sur six de la planète qui souffre de la faim. Reconquérir notre rapport à l’alimentation c’est refuser que le plus grand nombre d’entre nous ne se voit contraint à une alimentation de qualité médiocre, carencée, voire nocive à sa santé.

Il appartient aux populations, aux institutions et aux organisations sur leurs territoires, au nord comme au sud, de s’approprier la souveraineté alimentaire.

Reconquérir notre rapport à l'alimentation c'est :

- peser sur les plans et les pratiques d'aménagement local afin de préserver et développer les terres à vocation agricole et vivrière, la biodiversité et l'environnement.

- remettre en cause les schémas d'urbanisation, qui dissocient l'espace en zones spécialisées (habitation, travail, loisir, agriculture, commerce...), qui muséifient les centres villes et qui enlaidissent et dénaturent les périphéries des villes.

- permettre aux paysans, artisans et commerçants d'ici et d'ailleurs de vivre dignement de leur travail.

- offrir à chacun la possibilité de produire et consommer une alimentation saine et équilibrée en reconstruisant du lien entre ville et campagne.

- aménager des jardins collectifs dans les centres urbains, réinstaller à proximité des ceintures vertes suffisantes pour une production locale de produits frais, variés et de saison

- prévoir d'installer des commerces indépendants et des écoles à proximité des lieux d'habitation pour s'y rendre sans avoir besoin d'utiliser une voiture.

- donner aux paysans la possibilité d'écouler l'essentiel de leur production localement et aux consommateurs de trouver facilement leur nourriture produite à proximité.

-garantir par le droit, aux agriculteurs, aux jardiniers et aux artisans semenciers de produire, d'échanger et de commercialiser des semences paysannes.

- participer à des initiatives de production, de transformation et de commercialisation, qui valorisent les métiers et les savoirs faire locaux.

-améliorer la qualité de la restauration collective dans les lieux publics (écoles, hôpitaux, maisons de repos..) en mettant en place son approvisionnement local.

- réformer le code des marchés publics en prévoyant des clauses territoriales.

-faire avancer l'idée de lier au droit au logement un droit d'accès à un lopin de terre vivrier, individuel ou collectif.

-lancer le débat sur l'aménagement du temps de travail pour manger mieux.

Ces engagements sont plus que jamais d’actualité. Leur mise en œuvre, indépendamment d’un calendrier national et international, repose sur une réelle volonté politique d'agir localement dès maintenant.

En 2009, lors des élections européennes, plusieurs associations avaient lancé « alimentons l’Europe », une campagne d’interpellation des candidats aux élections européennes pour repeupler l’Europe de paysans. Aux élections régionales, elles avaient poursuivi leur action par une nouvelle interpellation sur la manière dont les élus, dans les territoires, déclinent précisément leurs engagements en matière de politique foncière et de création d’emplois pour les jeunes dans les filières locales d’alimentation saine.

Un nouvel appel est lancé pour 2012

Pour signer l’appel: http://www.alimentons2012.fr/index.php/je-signe

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 11:03

Parce que le LPC sera numérisé l'année prochaine et que je ne veux ni ne peux participer à cette politique de fichage des élèves, parce que c'est maintenant qu'il faut agir, dans les écoles en refusant ce livret qui stigmatise les élèves dès le CE1 et qui les suivra jusqu'en 3eme, auprès des parents pour les informer et les mobiliser, je vous invite à diffuser le plus largement ce document ...

Caroline, professeur des écoles

Télécharger le PDF 

Le socle commun, un leurre…,

Le fichage des compétences des citoyens tout au long de la vie, une réalité

Mireille Charpy

« Laissez-moi devenir ce que je choisis d’être »1,

Albert Jacquard

Au cours des années 1980, l’Education nationale promeut à l’école primaire une nouvelle approche par compétences. Cette approche a présenté l’intérêt principal de provoquer des débats et travaux en équipes et avec les élèves afin de construire des référentiels de compétences dans les écoles. En 2005, la Loi d’orientation et de programme introduit le « socle commun constitué d’un ensemble de connaissances et de compétences »2.

Nous n’avons pas pour but de discuter de l’approche par compétences même si des enseignants et des chercheurs ont montré ses limites. Nous voulons alerter sur le nouveau dispositif que l’Etat met en place actuellement et qui comprend le livret personnel de compétences numérique parce qu’il utilise cette notion de compétences pour créer un vaste fichage de la population.

« Un fichage comme personne n’avait pensé pouvoir le faire. »

« C’est pire que le fichage. Enfin, c’est un fichage comme personne n’avait pensé pouvoir le faire. »3, dénonce, en 1998, un expert de la Commission européenne qui refuse de participer au projet d’une carte d’accréditation des compétences informatisée pour les citoyens européens4.

Claude Allègre affirme en 1998 : « L’accréditation des compétences par des procédures automatiques sur lesquelles la Commission européenne est en train detravailler est une vision libérale de l’enseignement qui ne correspond pas du tout à la vision que j’ai de l’enseignement »5. Il précise que son avis est partagé par l’ensemble des ministres de l’Education européens et que les Etats peuvent résister puisque l’Education est de leur ressort.

Et pourtant, ce fichage des compétences est aujourd’hui opérationnel en France. Il est mis en oeuvre de façon fragmentée dans des lycées, des centres de formation, des universités, des entreprises, des lieux de formations, à Pôle Emploi et dans la fonction publique. Apparu au collège en février 2011, il est aussitôt rendu obligatoire pour le brevet 2011 et doit se généraliser à tout le collège. Il est annoncé à l’école primaire pour la rentrée 2011. Il concerne tous les jeunes quel que soit leur type de scolarisation.

Ces fichiers sont mis en place de façon silencieuse, totalement opaque, sans débat, sans texte publié. Il n’existe aucune instance de concertation pour les fichiers de l’Education nationale, aucune étude concernant les conséquences (à l’image des études d’impact pour d’autres projets). La société et les parlementaires ont été privés de la connaissance des enjeux et d’un débat pour ce fichage de population d’une nature totalement nouvelle.

Nous ne nous attarderons pas sur l’illégalité de ces fichiers mais traiterons des problèmes de fond.

De Base élèves au fichage des compétences

« Nous refusons d’utiliser un fichier national centralisé et partageable dont nous ne pouvons prévoir l’évolution future. […] Nous refusons de participer à l’établissement d’un répertoire national d’immatriculation des élèves permettant de conserver des données pendant 35 ans. » déclaraient, en novembre 2008, 200 directeurs d’école dans un « Appel à la résistance citoyenne contre le fichage des enfants »6. De nombreux renseignements sensibles, dont « certaines compétences validées, autres acquisitions… »7 venaient d’être supprimés du fichier Base élèves mis en oeuvre fin 2004, le ministre lui-même le reconnaissant « profondément liberticide »8.

Or, moins de trois ans après leur suppression, le fichage des compétences est réintroduit sous la forme d’un Livret personnel de compétences qui contient des connaissances, capacités et attitudes, attitudes que le Haut Conseil de l’Education définit par des « dispositions d’esprit » déclinées dans de nombreux domaines9.

Il s’agit bien d’un fichier10, ce que les mots livret et personnel ne permettent pas d’appréhender. Seules quelques lignes d’une simple circulaire11 mentionnent une «application numérique» qui peut laisser croire à un outil de gestion dans l’école. En nous procurant la déclaration à la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL)12, nous avons confirmation qu’il s’agit « d’un traitement automatisé de données à caractère personnel dénommé " livret personnel de compétences" » : ces renseignements extrêmement sensibles, mais que l’Etat ne considère pas comme tels, doivent être inscrits pour tous les jeunes dans des bases de données nominatives centralisées (30 centres réduits prochainement à 10 centres) qui comportent l’identité de l’élève, son numéro matricule, les établissements fréquentés, les options, les noms des enseignants, 7 compétences déclinées en 98 sous-compétences au collège avec leurs date de validation et le nom des enseignants, des attestations.

Au niveau primaire, sont évaluées 3 compétences déclinées en 46 sous-compétences au cycle 2 et 7 compétences déclinées en 98 sous-compétences au cycle 313.

Ces « renseignements » font donc apparaître les connaissances, capacités et attitudes et par voie de conséquences les incompétences, incapacités, problèmes de comportements, difficultés, handicaps…

Depuis la cinquième et jusqu’en terminale, un passeport orientation et formation doit recueillir une somme d’informations autour du parcours de découverte des formations et des métiers (PDMF) : « découverte des métiers ; découverte des formations ; auto-évaluation et connaissance de soi. » mentionnant « les activités qu'il réalise au titre de l'engagement civique, social, sportif ou associatif, que ce soit dans le cadre scolaire ou dans celui de la vie de la cité ou de sa famille ; de regrouper les diplômes, titres, certifications ou attestations acquises dans le  cadre scolaire, voire, s'il le souhaite, extrascolaire. »14

L’Etat prévoit d’élargir encore cette collecte de renseignements, dès l’école primaire et tout au long de la scolarité, dans un livret de compétences destiné à regrouper le livret personnel de compétences et le passeport orientation formation.

Expérimenté cette année dans 166 établissements, ce livret de compétences serait généralisé après bilan à la rentrée 2012. Ce livret est numérique, cela n’est lisible que dans l’appel à projet d’une simple circulaire15 du Haut Commissariat à la Jeunesse.

C’est un fichier nominatif informatisé, centralisé sur un support national appelé webclasseur16.

Sous couvert de permettre aux enfants de valider des compétences non développées ou perçues par l’école, les domaines dans lesquels le jeune va être évalué et la variété des évaluateurs sont élargis exponentiellement : « Renseigné par le jeune lui-même avec l’aide de sa famille, par l’équipe éducative, par l’adulte référent de l’organisme associé », le livret de compétences contient les «compétences, acquis, aptitudes, réalisations, découvertes,

expériences, engagements » obtenus dans le cadre scolaire, familial, associatif, les voyages, les stages en entreprises, les jobs d’été, dans le cadre des collectivités territoriales, des consulats, ses « diplômes, attestations, certifications ».

A l’initiative d’universités, sont créés des portfolio ou portefeuille d’expériences et de compétences17 comprenant « description, analyse, communication expériences et compétences » et dans le monde du travail, les personnes sont incitées à utiliser le passeport orientationformation18 et le portefeuille de compétences19.

Le lien entre le livret de compétences et le passeport orientation et formation du monde du travail est clairement établi par la loi du 24 novembre 2009 relative à l’orientation et à  la formation tout au long de la vie : « Lorsque l'élève entre dans la vie active, il peut, s'il le souhaite20, intégrer les éléments du livret de compétences au passeport orientation et formation prévu à l'article L. 6315-2 du code du Travail. » L’aspect numérique du passeport n’est pas mentionné dans la loi. Sur le site invitant à créer un passeport, on lit : « Ce passeport vous appartient. » Or, il s’agit bien de constituer une énorme banque de renseignements sur les citoyens qui n’auront plus la maîtrise de leur CV : « le recensement des diplômes, titres et  compétences acquises en formation initiale et tout au long de la vie et les expériences personnelles et professionnelles ».

Le traçage dès la petite enfance

A l’heure où l’école doit enseigner au jeune la protection de ses données personnelles sur internet, elle est contrainte de lui apprendre à fournir un maximum de renseignements sur lui-même pour les inscrire dans un fichier, via internet, dont il n’a pas la maîtrise. Les méthodes employées par l’administration, refus de débat, menaces, sanctions envers

les personnels qui dénoncent ce fichage ne font que renforcer le malaise.

Les fichiers scolaires nominatifs informatisés et centralisés rompent d’un seul coup avec les principes déontologiques les plus élémentaires du métier d’enseignant : le respect de la confidentialité, la non stigmatisation des enfants, le droit à l’oubli, la séparation entre vie publique et vie privée, un livret scolaire en un exemplaire unique appartenant à l’enfant et à sa famille.

Ces fichiers sont accessibles par la justice, la police et le fisc21, éloignant de ce fait des familles de l’école. Le numéro d’identification des élèves permet de rassembler un nombre considérable d’informations sur le jeune et sa famille. Les domiciles des bases élèves du primaire et du secondaire sont actuellement en cours de géo-référencement. Le jeune sera caractérisé par un réseau de compétences de toutes sortes dont on saisit bien le caractère privé, inquisiteur, générateur de gêne et de sentiments d’inégalité pour les jeunes22. Ceci est d’autant plus inquiétant que ces dernières années le livret scolaire ne cesse de collecter toujours plus de renseignements et les transmet au collège, et que de nouvelles lois sont venues instaurer le partage de renseignements entre différentes administrations.

L’aspect national du livret de compétences est inquiétant du point de vue de la définition des compétences à acquérir et du point de vue des données recueillies sur les élèves, comme l’est le niveau européen du projet. Bien que le socle commun soit contestable, définir des savoirs, voire des savoir-faire nationalement n’est pas choquant en soi – s’il n’y a pas fichage –, mais définir des attitudes dans chaque discipline ainsi que des comportements sociaux, l’est éminemment. C’est comme si l’Etat pouvait définir un type d’homme idéal. Le caractère informatisé et automatisé du fichier pose des problèmes essentiels : la non confidentialité de données sensibles, le pouvoir de contraindre, le traçage de l’individu, l’automatisation de l’orientation. Renseigner dans des fichiers centralisés les « compétences des jeunes est tout aussi sensible que renseigner sur la religion, la santé, les opinions car les compétences ont un caractère potentiellement discriminant : elles dessinent un profil de la personne, révèlent ses incompétences,

qui plus est de façon subjective. Elles donnent un pouvoir démesuré à l’évaluateur sur l’évalué. 

La multiplicité des partenaires chargés de valider les compétences ainsi que la vulnérabilité des systèmes informatiques via internet ne peuvent garantir la confidentialité des données. L’enfant et sa famille ignorent et ne maîtrisent pas l’usage actuel et à venir de ces renseignements qui s’imposent à eux.

Par ailleurs, la possibilité pour l’Etat de dicter des critères et d’imposer des mesures avec une extrême rapidité, sans autoriser leur contestation est extrêmement inquiétante.

Les liens créés entre les compétences des élèves et les noms des enseignants révèlent une volonté de contrôle automatisé très inquiétante aussi, loin d’une quelconque réalité de l’enseignement.

Toute l’histoire des individus, leurs tentatives, leurs échecs, leurs incompétences, leurs lieux de scolarisation (école religieuse, établissements spécialisés, hôpital, école itinérante, etc.), leur rapidité d’acquisition (datation automatique des validations) sont enregistrés dans un traitement automatisé de données à caractère personnel. Tout cela est indélébile. Le jeune est ainsi tracé dans un fichier qui appartient à l’Etat et aux sociétés privées qui le gèrent.

« Le vrai risque politique actuel, ce sont les fichiers mis en place par l’État et les administrations, leurs interconnexions [...], le refus du droit à l’oubli, l’inscription de données concernant les jeunes, à des âges de plus en plus précoces, et surtout l’usage qui en est fait à des fins prédictives des comportements. » Meryem Marzouki, chercheur au CNRS, présidente de l’association IRIS23

Le livret de compétences numérisé sera utilisé pour des orientations automatisées : entrée en 6ème, après la 3ème, après le Bac ( par les systèmes Affelnet et Admission Post Bac). Le jeune n’a alors plus le choix de ce qu’il désire faire valoir pour son orientation.

L’étape suivante est la validation automatique des compétences.

« Les résultats positifs des évaluations seront attestés dès la prochaine rentrée dans le livret individuel de compétences […] Le livret individuel de compétences est un des éléments du livret scolaire électronique qui sera progressivement mis en place pour chaque élève »24.

La validation de compétences hors de l’école, la lourdeur du dispositif d’évaluation pour les enseignants conduira les élèves aidés de leur famille à valider leurs compétences en ligne. Déjà, le ministère demande aux Inspections académiques de médiatiser auprès des écoles des exercices de remédiation en ligne, qui normalise à outrance les apprentissages et qui, outre les résultats, enregistre toutes les tentatives, les échecs.

Aujourd’hui, les enseignants connaissent les limites des exercices à l’ordinateur pour apprendre ou évaluer, pas forcément les parents, les associations ou les collectivités territoriales.

Philippe Meirieu s’est exprimé sur le sujet : « On peut imaginer un nombre considérable d’outils qui viennent apporter de l’information, ce n’est pas pour autant que ces outils feront de l’éducation. Jusqu’à plus ample informé, l’éducation, il n’y a qu’un homme qui peut le faire. On n’a pas d’exemple dans l’humanité d’une éducation qui se fasse sans qu’un homme se coltine un autre homme, lui impose des exigences, se mette face-à-face avec lui ou côte à côte avec lui et lui dise : "Voilà où tu vas arriver, voilà ce que tu vas faire", que l’autre s’essaye et que petit à petit, un homme grandisse dans ce dialogue. »25

Du livret de compétences au marché de l’Education

Mais les résultats éducatifs importent-ils ? Le but n’est-il pas pour l’Etat de se désengager progressivement de l’Ecole publique en favorisant la création de systèmes d’Education concurrentiels – écoles privées, formations en ligne, cours particuliers, etc. ?

Le livret des compétences qui organise une course aux compétences sera un objet de forte contrainte pour développer ce marché après avoir inculqué aux enfants et aux familles que l’on apprend mieux par des cours particuliers. Le livret personnel est « renseigné par le jeune lui-même avec l’aide de sa famille ». Attribuer à l'enfant et à la famille la responsabilité de la réussite et de l'échec par la culture de l'auto-évaluation implique des stratégies individuelles que seuls les milieux favorisés maîtrisent et exonère la société de son devoir d'éduquer. C'est faire intérioriser l'idéologie ultralibérale, l’approche utilitariste de l'école, ce qui porte fortement atteinte à la neutralité de l’école. La volonté de déprécier les diplômes nationaux puis de les supprimer pour les remplacer par des validations de compétences signent, et cette dimension est essentielle, la suppression d’une protection dans le monde du travail.

Une preuve supplémentaire que le socle commun n’est qu’un prétexte : la suppression du collège unique sera effective à la rentrée 2011 et l’instruction obligatoire jusqu’à 16 ans remise en cause puisque des enfants sont désignés pour une instruction au rabais. Luc Chatel a annoncé à la presse des classes de 4ème où les élèves, dès 14 ans, seront un jour par semaine en entreprise pendant plusieurs semaines, des 3ème de pré professionnalisation, la relance du dispositif d'initiation aux métiers en alternance dès 15 ans (le DIMA de 2008) 26. Tous ces élèves qui auront peu de temps de classe fourniront la main-d’oeuvre bon marché des « incompétents ». Quelques internats d’excellence renforcent l’idée qu’une catégorisation et une ségrégation des élèves est nécessaire et que l’Education se mérite.

Enfin, surfant sur la peur du chômage et le désengagement de l’Etat, dans le postsecondaire, se développe une offre privée très importante : « prépas » aux concours, écoles professionnelles, stages… et des certifications de compétences en tous genres créent un vaste marché de formation27 mais certainement pas une garantie d’emploi.

En outre, pour se concilier les associations, l’État veut en conduire certaines à définir et à évaluer les « compétences sociales et civiques », l’« autonomie et initiative » du livret 2011 et à participer au livret de compétences 2012, sans les informer qu’ils contribuent à un fichage.

C’est ainsi que disparaît l’idée même d’une Ecole publique, laïque et émancipatrice prenant en charge tous les enfants pour les instruire.

Ce n’est pas irréversible

On peut imaginer que l’Etat concède la suppression de certaines compétences ou qu’un nouveau gouvernement ait d’autres ambitions pour l’école, le problème resterait entier. Parce que le livret de compétences informatisé garde la trace de l’histoire de chaque individu, parce que ces renseignements sont à la disposition de l’Etat, il constitue une atteinte à la vie privée, aux libertés individuelles et donc aux droits de l’enfant, et de ce fait une atteinte grave à la démocratie.

Qu’il nous soit permis de rappeler les risques inhérents aux fichiers de population au regard de l’histoire, d’autant que les systèmes actuels sont particulièrement performants et fragiles. Si aujourd’hui l’Etat français décidait de créer un fichier des juifs ou des musulmans, nous saurions réagir. Pourquoi, alors, ne pas craindre ces fichiers qui désignent les personnes incompétentes ?

La question concerne l’ensemble des citoyens. Les informations particulièrement sensibles ne doivent pas être collectées ni a fortiori enregistrées, d’autres doivent être collectées dans l’école puis oubliées le plus rapidement possible, celles qu’il faut conserver doivent être strictement anonymes. C’est le sens de la demande du Comité des droits de l’enfant des Nations Unies qui recommande à la France « que seules des données anonymes soient entrées dans des bases de données et que l’utilisation des données collectées soit régulée par la loi, de manière à en prévenir un usage abusif.»28

La France a su supprimer, en 1981, le fichier G.A.M.I.N.29, contesté, elle saura renoncer à ces fichiers qui mettent de nouveau des enfants dans des cases et les tracent.

Mireille Charpy, mai 2011

 

 

1 Albert Jacquard, Mon utopie, 2006 http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article2416

Albert Jacquard, Philippe Meirieu et Hubert Montagner étaient les premiers signataires d’une pétition contre Base élèves lancée le 22 janvier 2008 :

http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article2480

2 Loi d’orientation et de programme du 23 avril 2005

http://www.legifrance.gouv.fr/

3 Dans le documentaire Le cartable de Big Brother de Francis Gillery, diffusé sur France 3 en 1999

http://retraitbaseeleves.wordpress.com/2011/03/07/fichage-competences-documentaire/

4 Ce projet très discret émane de la Commission européenne. Il a été voulu par l’European Round Table of Industrialists (ERT) qui rassemble les 47 plus grosses entreprises européennes en un groupe de pression lui-même très discret mais extrêmement puissant au niveau des instances européennes et des nations. Le président du groupe de travail Education de l’ERT est alors François Cornélis, président de Petrofina puis de Totalfina, qui devient Président de l’Université catholique de Louvain. Le cartable de Big Brother met en lumière la volonté du groupe de faire de l'éducation un vaste marché et de la réduire au marché de l’emploi.

5 Dans le documentaire Le cartable de Big Brother, Francis Gillery, 1999

6 Texte de l’appel des directeurs : http://retraitbaseeleves.wordpress.com/refuzniks

7 Voir la liste des renseignements initiaux dans la pétition du 22 janvier 2008. Avec l’exemple des compétences, on comprend qu’un champ peut comporter être développé en de nombreux renseignements. http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article2480

8 Le fichier Base Elèves du 1er degré, créé fin 2004 devait susciter de nombreuses oppositions que Xavier Darcos tentait d’apaiser en 2008 en créant un arrêté et en supprimant des renseignements particulièrement sensibles. Malgré l’avis défavorable du Comité des droits de l’enfant des Nations, malgré le rappel à la loi du Parquet de Paris suite à 2103 plaintes de parents, malgré le soutien de Rapporteurs des Nations Unies – la Rapporteuse spéciale sur la situation des défenseurs des droits de l’homme, le Rapporteur spécial sur le droit à l’éducation et le Rapporteur spécial sur les droits de l’homme des migrants- aux directeurs qui refusent de renseigner Base élèves, Base élèves se poursuit, avec le soutien de la Commission informatique et libertés (CNIL). Le 19 juillet 2010, le Conseil d’État reconnaît de nombreuses illégalités mais autorise le Ministère à poursuivre l’utilisation des fichiers Base élèves et BNIE moyennant des demandes, suppressions, et modifications dont le droit d’opposition des parents pour motifs légitimes que le ministère ne respecte pas. L’immatriculation de tous les enfants par la Base élèves a été qualifiée par François Nadiras de la Ligue des droits de l’homme de Toulon de « bombe à retardement »http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article4184

9 L’arrêté du 14 juin 2010 relatif au livret personnel de compétences

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=75F810A3EBD15C072D98A58BF1E4DBD8.tpdjo15v_3?cidTexte=JORFTEXT000022414933&dateTexte=vig  Voir l’annexe avec la liste des compétences :

http://www.educnet.education.fr/actualites/telechargement/livret-personnel-de-competences-juillet-2010

10 Les « fichiers » de l’EN ne sont pas des fichiers attachés à une personne mais des traitements automatisés de données à caractèrepersonnel qui permettent d’effectuer des recherches ciblées, des croisements de données, des listes d’extraction, des profilages, des pourcentages, etc.

11 Circulaire n° 2010-087 du 18-6-2010 BO n°27 du 8 juillet 2010 ; Enseignements primaire et secondaire ; Mise en oeuvre du livret personnel de compétences http://www.education.gouv.fr/cid52378/mene1015809c.html

12 Déclaration qui n’est pas rendue publique et n’est, en aucun cas, une caution de légalité. Alors que dans le cas de données sensibles ainsi que pour les fichiers comportant le NIR12 un décret en conseil d’Etat est nécessaire pris après avis motivé et publié de la CNIL, l’Etat s’exonère de tout débat pour créer une nouvelle immatriculation (identifiant national élèves) et un fichier des compétences.

13 A l’école primaire, des inspecteurs de circonscriptions imposent déjà des validations de 171 sous-compétences au cycle 2 et 393 sous-compétences à transmettre au collège, montrant que le système pourra se décliner à volonté aussi au niveau du fichier national numérique.

14 http://eduscol.education.fr/cid49512/passeport-orientation-formation.html

15 Bulletin officiel du 7 janvier 2010 ; Enseignements primaire et secondaire ; Expérimentation d'un livret de compétences en application de l'article 11 de la loi du 24-11-2009 relative à l'orientation et la formation professionnelle tout au long de la vie http://www.education.gouv.fr/cid50137/mene0901112c.html

 

 

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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 10:08

101206 CommPresse sacplastique

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 11:34

Un appel à la mobilisation est lancé pour soutenir le Professeur Gilles-Eric Séralini, qui a osé s'attaquer à Monsanto en contrexpertisant des données fournies par Monsanto. Il a été violemment attaqué et a décidé de porter plainte en diffammation. Voir le détail des faits dans le document ci-joint.
Le procès a lieu le mardi 23 novembre et une journée de soutien est organisée ce jour là.

Programme :

11 heures : conférence de presse avec Gilles-Eric Séralini, Christian Vélot et Pierre Méneton à l'école nationale de magistrature, île de la Cité, quai aux fleurs.

12 heures : rassemblement devant le tribunal de Grande Instance de Paris, île de la Cité, rue de Lutèce.

13 heures 30 : début du procès.

14 heures 30 : réunion publique "Expertise scientifique et décisions politiques", Péniche Alternat, quai de Tournelle

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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 21:37

 

Le samedi 30 octobre prochain aura lieu la seconde édition du Jour de la Nuit.  Quatre semaines avant l’évènement, plus de 250 manifestations sont d’ores et déjà programmées partout en France, grâce à la participation de 126 communes et 104 associations. Collectivités locales et associations de terrain se mobilisent massivement afin de réussir cette opération de sensibilisation aux conséquences de la pollution lumineuse.

 

Pour cette seconde édition du Jour de la nuit, les nombreuses collectivités locales s’associent aux associations pour proposer des animations variées qui permettront une découverte passionnante de notre environnement nocturne : sorties nature, observation des étoiles, soirées-débat ou contes, expositions, découverte de la biodiversité nocturne, extinction de l’éclairage public (détail consultable sur le site www.jourdelanuit.fr).

 

A ce jour, 126 villes se sont engagées à éteindre certains éclairages de bâtiment, voire l’ensemble des éclairages publics, permettant ainsi de réduire la pollution lumineuse, de faire baisser leur facture énergétique ainsi que leur bilan carbone. Le grand nombre d’animations déjà programmées le 30 octobre prochain démontre l’intérêt porté à la préservation de l’environnement nocturne. Les structures partenaires* de cet évènement espèrent, au travers du Jour de la Nuit, mettre un coup d’arrêt à la multiplication des points lumineux qui dégradent significativement la nuit noire et menacent l’habitat écologique de la biodiversité nocturne.

 

De nouvelles manifestations intéressantes :

·         Très active, la Communauté de communes du Grand Angoulême (Charente) compte 5 communes qui prévoient des extinctions. Animation organisée en soirée par Le Grand Angoulême, Charente Nature et le club d'astronomie de Fléac : conférence débat, exposition de photographies et observation du ciel étoilé - 20h30 à la salle des fêtes de Touvre (16 600).

 

·         La ville de Lille (Nord) organise plusieurs extinctions : extinction de la mise en valeur de l’Hôtel de Ville et de son Beffroi; extinction de l'ensemble de l’éclairage de la place de la République, ainsi  que des mâts d'éclairage situés sur la place Richebé. Tout le week-end : extinction de la mise en valeur par la lumière du Palais des Beaux-Arts. Animations organisées en parallèle : balade nocturne à la découverte des créatures de la nuit au Triangle des Rouges Barres avec le réseau Naturalille ; observation des étoiles sur la place de la République. En plein centre ville, extinction et initiation à l’astronomie avec le Club d’Astronome CA RL, et projection par l’association PPJég des plus beaux papillons de nuit présents à Lille…

 

·         MOUNTAIN WILDERNESS FRANCE organise une randonnée dans un massif montagneux autour de Grenoble (Isère) : cette sortie permettra de constater que la pollution lumineuse ne s’arrête pas à la périphérie des villes et touche aussi les espaces protégés. Observation des étoiles et bivouac pour les plus téméraires !

 

A noter à Issy-les-Moulineaux une animation d'astronomie: observation du ciel et atelier

Lieu de rendez-vous: entrée du fort rue Zamenoff
Heure:20H

Contact
Braillet Céline
01 41 23 82 17

N'oubliez pas de vous inscrire!
Durée: environ 2 heures

 

 

Contacts presse :

Clara OSADTCHY– Coordinatrice des campagnes d’Agir pour l’environnement

Tél : 01 40 31 34 48

www.jourdelanuit.fr

 

* Organisateurs du Jour de la Nuit : Agir pour l'Environnement, l'Association Nationale pour la Protection du Ciel et de l'Environnement Nocturne, l'Association des Maires de France, l'Association Française d'Astronomie, le Comité de Liaison des Energies Renouvelables, France Nature Environnement, les Eco Maires, la Fédération des Conservatoires d'espaces naturels, la Fédération des Parcs naturels régionaux de France, la Fédération des Clubs Connaître et Protéger la Nature, les FRANCAS, la Ligue de l'enseignement, Natureparif, le Réseau Action Climat, le Réseau Ecole et Nature, Réserves Naturelles de France et Rivages de France - avec le soutien du Ministère en charge de l'écologie, de la Caisse des Dépôts et Consignations et de la Région Ile-de -France.

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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 13:47

L'Altertour : un tour cycliste familial en relais solidaire *pour une Nature sans dopage*

Le thème de la troisième édition est  "Biodiversité, Hommes, Terre, Territoires".
En opposition avec l'*esprit de compétition* qui conduit au dopage dans le sport, et à la logique de l'agriculture productiviste qui débouche notamment sur les Plantes Génétiquement Modifiées, les altercyclistes voyagent ensemble, partagent leurs bicyclettes et se relaient dans un *esprit de solidarité*.
L'AlterTour, c'est un autre Tour de France, qui dénonce le dopage sous toutes ses formes : dans le sport parce qu'il porte atteinte aux sportifs pour le bénéfice de l'actuel système économique et politique, dans l'agriculture industrielle, parce qu'il porte atteinte aux paysans et à la biodiversité pour le bénéfice des firmes productrices d'OGM et d'agrotoxiques, dans l'économie de marché, où il est source d'inégalités et de mises sous dépendance.
C'est un tour "à la carte", pour tout ceux qui souhaitent partager une belle tranche de vie collective, découvrir des terroirs préservés, avoir une activité physique source de santé, et dire ensemble : "/Nous voulons un monde sans dopages/".
Cette manifestation itinérante veut faire la démonstration de notre soutien à celles et ceux qui luttent dans le monde entier contre toutes les formes de dopages, qui portent atteinte à la santé, à la société et à l'environnement.

Cette année, l'Altertour passe par Boissy-sous-Saint-Yon, où se trouve Laurent Marbot, le maraîcher de l'AMAP Le panier Vanvéen, partenaire de la Ruche sur de nombreuses actions.

Circuit IDF:
- vendredi 2 juillet : conférence de presse publique à la Mairie du 2ème suivie d'un débat sur le dopage (au sens large) avec la participation de Christian Vélot, organisé par la Fondation Sciences Citoyennes
- samedi 3 juillet : prologue du Tour au Jardin des Plantes, visite des Murs à Pêches et pique-nique avec les participants de la Transeuropéenne cycliste Paris-Bruxelles-Berlin, conférence "Une agriculture bio pour tous en Île-de-France : Pourquoi pas ?" à l'Île-Saint-Denis avec la participation de Marc Dufumier, Anny Poursinoff, Raymond Leduc et des élus locaux
- dimanche 4 juillet : départ de l'Île-Saint-Denis pour Taverny, Courdimanche, Genainville
- dimanche 5 juillet: visite de l'écosite de Villarceaux, accueil à Mézy-sur-Seine par le Collectif Flins sans F1, passage à Marcq, arrivée aux Bréviaires
- lundi 6 juillet : Bonnelles, Forges-les-Bains, arrivée à Boissy-sous-Saint-Yon (avec une conférence-débat sur l'artificialisation des sols), spectacle de Charlotte Normand <http://www.charlottenormand.com>
- mardi 7 juillet : Miellerie du Gâtinais, Fontenaibleau, Villenauxe-la-Petite (Ferme de Toussacq) et conférence-débat sur l'installation agricole

Les inscriptions sont ouvertes du 1er mai au 15 juin sur :
http://altercampagne.free.fr/pages/2008/AlterTour/inscriptions_2010.html

Pour plus d'info : http://www.altertour.net/

Bande annonce : http://vimeo.com/2266509

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