actions de la ruche - Le blog de La ruche (alternatives écologiques et solidaires à Vanves)
Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 14:16

Dimanche 4 septembre : la prochaine réunion de la Ruche a lieu ce dimanche. N'hésitez pas à nous contacter, si vous voulez  y assister : laruchedevanves@yahoo.fr.

Lundi 5 et mardi 6 septembre : troisième récolte de miel au lycée Michelet, où il y a maintenant quatre ruches. 

Samedi 10 septembre : braderie au Parc Pic, mais surtout Bourse aux vélos organisée par l'association Vanves en roue libre. Si vous voulez vendre ou acheter un vélo... La bonne résolution de la rentrée : se déplacer à vélo ! Vous pourrez ainsi effectuer facilement les 30 minutes d'activité physique recommandées pour jouir d'une meilleure santé. Et tout le sport en plus, c'est bonus pour la ligne ! Autre initiative intéressante : c'est la deuxième édition de l’opération de recyclage de matériel informatique proposé par l’association Le Libre Vanvéen : apportez votre vieux matériel informatique. Il ser réutilisé ou recyclé par l'association.

Dimanche 11 septembre : Forum des associations au Parc Pic. La Ruche sera bien sûre présente (stand 17). Venez donc nous y rencontrer. Les deux AMAP vanvéennes (stand 16) et Vanves en roue libre (stand 23) seront également au Forum. Voir le plan ci-dessous.

Samedi 17 et Dimanche 18 septembre : Journées du patrimoine. A Vanves, c'est l'occasion de renter dans le lycée Michelet ou d'aller visiter le prieuré Sainte-Bathilde. Toutes les infos ici.

 

plan.jpg

Partager cet article

Repost 0
Published by La ruche de Vanves - dans Actions de la Ruche
commenter cet article
6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 21:45

La Ruche et le Panier Vanvéen remercient toutes celles et ceux qui sont venus participer au succès de cette 3ème édition du Festival Cinéma – Ecologie à Vanves.

Les films ont suscité de nombreuses interrogations. Sans y chercher forcément de réponse, en discuter ensemble apporte déjà beaucoup et permet parfois de désamorcer des craintes, d’entrevoir des possibles là où, seul, on est parfois gagné par le doute. Et il y a de quoi…

Si certaines choses avancent, même lentement, comme la remise en cause de l’agriculture industrielle ou encore l’apparition d’autres façons d’appréhender la finance et le système bancaire, il ne s’agit encore bien souvent que d’initiatives citoyennes… à l’image d’ailleurs de notre festival. Mais lorsque nous n’avons, nous, citoyens-consommateurs (quand nous sommes encore citoyens), aucun moyen d’agir directement, nous devrions pouvoir compter sur les forces politiques qui nous représentent : changement climatique, nucléaire, gestion et distribution des ressources naturelles, organisation du travail... nous voulons les entendre : quel est leur projet pour notre société ? pour la planète et surtout les hommes qui y vivent ? pour les générations futures ? Ceux qui exercent le pouvoir aujourd’hui sont, de toute évidence, absents tant dans le débat national et international que local.

Nous ne pouvons pas les attendre, c’est sûr. Le festival peut être l’occasion d’enclencher une dynamique locale. Nous n’avions pas sélectionné de film sur le nucléaire cette année mais l’actualité nous pousse à réfléchir aujourd’hui à la meilleure façon d’agir, à notre manière, ici, de Vanves, contre le nucléaire. D’autres questions comme celle de l’exploitation des gaz de schistes nous interpellent. Nous pensons que ce sont les groupes locaux qui, conjuguant leurs énergies, nous permettront d’exprimer plus fort notre refus et de proposer d’autres projets. Cela pourrait par exemple prendre la forme de soirées-débats où nous pourrons nous informer, échanger, proposer d’autres actions pour l’avenir. Si vous souhaitez vous engager dans ces combats à nos côtés, rejoignez-nous en contactant la Ruche. Chaque force compte.

Tenez-vous informés et laissez vos commentaires sur ce site. Pour plus d'informations, écrivez-nous à laruchedevanves@yahoo.fr.

 

PS : nous vous invitons à (re)découvrir le discours de Severn Suzuki, la jeune fille de 14 ans qui a interpellé les dirigeants du monde réunis à l’ONU en 1992. Ce discours est le fil rouge du film « Severn, la voix de nos enfants » diffusé lors du festival.

Partager cet article

Repost 0
Published by La ruche de Vanves - dans Actions de la Ruche
commenter cet article
19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 23:23

wiki

Dans le cadre de la Semaine Européenne de la Réduction des Déchets qui aura lieu du 20 au 28 novembre la Ruche a réalisé un annuaire pour les Vanvéens et leurs voisins,  outil pour aiguiller vers des adresses permettant une seconde vie des objets et/ou une meilleure gestion des déchets, en privilégiant la proximité.

Cet annuaire est accessible à l'adresse suivante : http://2viespourmesobjets.wikispaces.com/

Cet outil est participatif, vous pouvez vous aussi partager vos bonnes adresses, le mode d'emploi est accessible en cliquant ici.

Bonne navigation !

Partager cet article

Repost 0
Published by La ruche de Vanves - dans Actions de la Ruche
commenter cet article
14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 15:48

Cette année, la Semaine Européenne de la Réduction des Déchets aura lieu du 20 au 28 novembre.

Le principe de la Semaine est de sensibiliser tout un chacun à la nécessité de réduire la quantité de déchets que nous produisons et donner des clés pour agir au quotidien. Elle s'adresse aussi bien aux institutions et collectivités qu'aux scolaires et au grand public.

Inscrite dans le cadre de la campagne nationale "Réduisons nos déchets, ça déborde", la Semaine est un moment fort de mobilisation. Des actions de sensibilisation à la réduction des déchets sont organisées dans toute l'Europe, par diverses parties prenantes (réseaux associatifs, écoles, universités, administrations, entreprises, etc.) et ciblent différents publics (grand public, salariés, écoliers, etc.).

A Vanves, la Ruche mène deux actions dans le cadre de cette campagne :

- Réalisation et diffusion d'un annuaire, outil pour aiguiller vers des adresses permettant une seconde vie des objets et/où une meilleure gestion des déchets, en privilégiant la proximité.

- Sensibilisation des supermarchés de proximité et de leurs clients au suremballage.

Pour connaître les autres actions en France de cette campagne : http://www.reduisonsnosdechets.fr/serd/programme.php

Partager cet article

Repost 0
Published by La ruche de Vanves - dans Actions de la Ruche
commenter cet article
18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 18:10

La Ruche, en partenariat avec l’AMAP Le Panier Vanvéen, prête jusqu’à 175 gobelets réutilisables aux associations et collectivités du coin. Voir l'article à ce sujet

 

Si cette action vous intéresse, il vous faudra signer pour cela un contrat. Que vous pouvez imprimer à partir de cet article ou que vous pouvez nous demander en nous contactant à laruchedevanves@yahoo.fr

Contrat d’emprunt des gobelets réutilisables

Entre les prêteurs La Ruche de Vanves et l’AMAP Le Panier Vanvéen et l’emprunteur :

Nom de l’association :

Adresse de l’association :

Personne responsable de l’emprunt : Nom et Prénom

 

L’emprunteur a lu la charte, en accepte les termes et s’engage à les respecter.

Nombre d’empruntés : Nombre de rendus : Différence :
Date de réception : Date prévue de retour : Date effective :

 

  Signature du prêteur Signature de l’emprunteur
Réception    
Retour    

 

Charte d’emprunt

En empruntant les gobelets, nous nous engageons :

-         à laisser une caution (non encaissée) d’1 euro par gobelet

-         à informer les convives qu’il s’agit de gobelets réutilisables et consignés

-         à essayer de récupérer la totalité des gobelets à la fin de l’évènement

-         à rendre les gobelets propres et secs

-         à rendre les gobelets à la date convenue

-         à rembourser les gobelets perdus ou cassés (1 euro par gobelet)

-         à ne pas prêter nous-mêmes les gobelets à d’autres associations ou particuliers

Nous pouvons aussi :

-         chercher d’autres façons de réduire les déchets produits lors de l’évènement

-         impliquer directement les convives en mettant en place le système de consigne

-         réfléchir à la question du jetable dans notre société

-         inciter d’autres groupes à adopter ce système

Ce service gratuit de prêt de gobelets est pour LA RUCHE et LE PANIER VANVEEN un moyen de participer à l’effort collectif de réduction des déchets. Merci de votre participation!

Partager cet article

Repost 0
Published by La ruche de Vanves - dans Actions de la Ruche
commenter cet article
29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 10:47

A plusieurs reprises lors d’évènements locaux, la Ruche vous a présenté cette technique de compostage qui se prête bien à la vie urbaine. Vous vous êtes peut-être déjà demandé si c’était pour vous et comment ça marche. Sinon, il est encore temps de le faire. Pour vous y aider, voici une petite compilation des échanges que nous avons eus avec les plus curieux d’entre vous :

− Bon, comment ça marche votre truc ?

− C’est un système à étages qui communiquent. On dépose les déchets dans le bac du dessus. Après quelque temps, les vers de terre commencent à s’y attaquer. Quand le bac est plein, on en met un par-dessus. Les vers travaillent surtout dans le bac le plus en bas. Quand ils ont tout mangé dans celui-ci, ils remontent dans le bac juste au dessus. Quand le bac d’en bas est complètement transformé, vous récoltez le compost et vous remettez le bas vide sur le dessus. Et ainsi de suite. Mais si vous voulez en savoir plus, on a mis un article de Gaëlle Naze paru dans notre-planete.info vachement bien sur notre blog.

−Mais comment ils remontent ?

−Les bacs sont percés de nombreux trous qui permettent aux vers de remonter et aussi au surplus d’eau de s’évacuer.

−C’est quoi le bac en bas avec le robinet ?

−Justement, c’est ce qui permet de collecter et de vider le jus du compost. On l’appelle aussi lombri-thé. C’est un excellent engrais pour vos plantes. Vos déchets ne sont fait quasiment que d’eau… et puis les vers font pipi partout. Alors, le système doit être parfaitement drainé.

−Ca doit sentir mauvais, non ?

Non, en fait ça sent le sous-bois si l’équilibre est bon. Une odeur désagréable est le signe que quelque chose ne tourne pas rond (trop humide, suralimentation). Mais il est toujours temps de corriger ce dysfonctionnement.

−Mais le compost à la fin, j’en fais quoi ?

−Si vous avez un jardin, des jardinières ou encore des plantes d’intérieur, le compost sera aussi un très bon fertilisant. Il faut le mélanger avec de la terre ou du terreau car il est très acide et brûlerait vos plante si vous l’utilisiez seul.

−Le problème c’est que je n’ai que 2 petites jardinières, moi…

−Alors distribuez-le autour de vous : amis, collègues, parents… pareil pour le lombri-thé. Faites-en cadeau (peut-être pas pour Noël quand même, quoique…). Vous pouvez aussi déposer simplement le compost dans la nature. Et pourquoi pas dans les parcs publics ou les plates-bandes ?

−Et tous ces vers de terre, ils ne vont pas aller se promener chez moi ?

−Aucun risque : ils détestent la lumière et préfèrent de loin le composteur au béton de votre balcon.

−Ah ! Justement, je n’ai pas de balcon. Je peux les mettre dans mon appartement ?

− Si vous gardez le lombricomposteur chez vous, l’inconvénient est le risque de prolifération des petites mouches (mouches à fruits ou du vinaigre).  Quand elles s’installent, c’est assez difficile de s’en débarrasser.  Personnellement, je n’ai pas trouvé de solution. Le meilleur emplacement pour le lombricomposteur est la cave, la cour d’immeuble ou encore un balcon mais il faut un coin ombragé. Les vers n’aiment pas du tout les coups de soleil ! Si vous n’avez rien de tout cela (ou si les lombrics vous dégoutent), vous devriez plutôt envisager de composter vos déchets en utilisant un bokashi. Nous l’avons aussi testé et nous en parlons dans le blogici.

−Moi, je ne suis pas intéressé par le compost. Je n’ai pas de plantes ni de copains à qui en donner. Quel est l’intérêt pour moi ?

−Le principal intérêt du compostage est de réduire la quantité des déchets incinérés ou enfouis car ils coûtent cher et polluent (dioxine, CO2, méthane, etc.). L’important est aussi de réduire le taux d’humidité de vos poubelles : de cette façon, elles seront plus faciles à transporter et surtout à brûler dans la cas de l’incinération de vos déchets ménagers. Vous voyez que c’est aussi pour vous !

−Ca s’achète où un lombricomposteur ?

−Maintenant, on en trouve à pas mal d’endroit : chez des vendeurs spécialisés (nous avons essayé celui de Dyn-agri) comme Can-O-Worms  et maintenant dans les jardineries. Les prix varient selon la marque et surtout la taille.

−On peut le fabriquer soi-même ?

Bien sûr ! Il y a beaucoup de sites web qui proposent plusieurs façons de les faire : avec des bacs en plastique (type Curver©), des bacs qu’utilisent les poissonniers, du bois, etc. Just Google it !

−Où puis-je trouver des vers ? Dans la nature ?

−Ceux que vous trouveriez dans la terre ne sont pas forcément les meilleurs digesteurs. Il est possible d’acheter les vers aux mêmes endroits que les lombricomposteurs. Il existe aussi une bourse aux lombrics. Sinon, demandez-nous. Le réseau des partisans du compostage commence à s’étendre dans les environs de Vanves. Le don de lombrics est une pratique courante !

−Mais j’y pense, comment je fais si je pars en vacances ?

−Partez tranquille : si le composteur est bien chargé, les vers peuvent tenir largement plus d’un mois. Au pire, ils maigriront un peu et arrêteront de se reproduire. Assurez-vous juste qu’ils ne soient pas en plein soleil. Le mieux est de les laisser dans une cave ou un garage. Sinon, laissez-les à vos voisins ou à votre beau-frère.

−Ah, ils se reproduisent… ?

−Oui, mais ne vous en faites pas. Il n’y a pas de risque de surpeuplement. La population s’autorégule en fonction de l’espace et de la nourriture disponible.

−Finalement, il n’y a que des avantages…

−Puisque vous le dites ! Allez, vous aussi, lancez-vous !

Partager cet article

Repost 0
Published by La ruche de Vanves - dans Actions de la Ruche
commenter cet article
27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 10:55

La Ruche, en partenariat avec l’AMAP Le Panier Vanvéen, prête jusqu’à 175 gobelets réutilisables aux associations et collectivités du coin.

Vous organisez un pot, un goûter, un apéritif ou un repas pour les membres de votre association ou pour du public extérieur et vous avez prévu de servir à boire.

Pour vous aider à réduire le volume des déchets produits lors de cet évènement, nous vous proposons de disposer gratuitement de nos gobelets lavables (en machine).

Les avantages sont multiples :

-         Vous produisez moins de déchets

-         Vous réduisez vos coûts

-         Vous pouvez y servir toutes sortes de boisson chaude ou froide

-         Vos invités profitent de gobelets plus solides et plus beaux.

C’est aussi pour nous l’occasion de vous rencontrer et d’échanger entre associations.

Pour réserver les gobelets, c’est facile !

Appelez les 06 13 51 17 80 ou 01 47 36 76 92

Envoyez un courriel à laruchedevanves@yahoo.fr

Adhérez à la charte d’emprunt (prochainement en ligne) et le tour est joué !

Le nombre de gobelets (aujourd’hui 175) pourra augmenter si vous êtes nombreux à partiper.

Ce service gratuit de prêt de gobelets est pour La Ruche et Le Panier Vanvéen un moyen de participer à l’effort collectif de réduction des déchets. Rejoignez-nous !

gobeletAMAP

Le gobelet côté AMAP (rempli de jus d'orange)

gobeletRuche

Le gobelet côté La Ruche (rempli de jus d'orange)

Partager cet article

Repost 0
Published by La ruche de Vanves - dans Actions de la Ruche
commenter cet article
21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 13:15

Un article de Gaëlle Naze paru le 10 septembre 2010 dans http://www.notre-planete.info, un site que La Ruche recommande fortement

Le lombricompostage est une évolution du compostage, introduit en France au début des années 1980. La lombriculture consiste à vendre des vers de fumier ou à commercialiser leur sous-produit à savoir : le lombricompost. Appuyée par un important battage médiatique, la lombriculture a également bénéficié de tout un courant écologique visant simultanément à éliminer naturellement des déchets organiques et à produire des amendements agricoles biologiques. Mais elle n'est plus réservée aux structures agricoles et cette méthode s'impose désormais dans nos jardins et nos balcons. Cette technique utilisée pour dégrader les déchets de cuisine, si elle se généralisait, permettrait de recycler jusqu'à 30% des déchets ménagers!

Qu'est ce que le lombricompost ?

Le lombricompostage, ou encore vermicompostage, est une méthode écologique de valorisation de nos déchets organiques : résidus de cuisine, fumiers, boues de station d'épuration... Le principe est simple, les vers se nourrissent des déchets apportés, leurs déjections s'accumulent et constituent le lombricompost, de la consistance d'un terreau mais qui s'avère être un véritable engrais naturel.

La principale différence avec le compostage classique : il n'y a pas de fermentation. Dans un composteur classique, l'étape importante, amenant les résidus à l'état de compost frais, est une dégradation aérobie intense : il s'agit essentiellement de la décomposition de la matière organique fraîche à haute température (50-70°C) sous l'action de bactéries. Dans un lombricompost, la transformation des déchets se fait à température ambiante, via le travail des vers, bactéries et autres organismes décomposeurs.

Dans le cadre d'une utilisation familiale, le compostage s'accommode très bien des quantités de déchets produites par le ménage et de ceux qui peuvent être récoltés dans un jardin. Le lombricompostage permet à ceux qui ont un petit jardin ou qui vivent dans un appartement de profiter des bénéfices du compostage. Même différents, ces deux systèmes peuvent être complémentaires, le composteur servant pour les importants volumes de déchets et le lombricomposteur pour les déchets de cuisine, ou pour les jours de froid-pluie, … quand le composteur se fait trop distant !

Avantages

Le lombricompostage est avantageux à plusieurs niveaux. En plus de la satisfaction de faire quelque chose de ses déchets, cela permet de réduire leur volume (moins 30% environ soit moins 300 kg/an par foyer). Et cela a plusieurs conséquences :

  • moins de sacs poubelles à sortir de la cuisine,
  • moins d'odeurs de fermentation dans la cuisine,
  • baisse de la taxe d'ordures ménagères (si vous la payez au poids),
  • et production d'un engrais naturel pour les plantes.

Inconvénients

Le lombricompost est un mini-écosystème fragile, il convient de le surveiller scrupuleusement et d'éviter certaines erreurs qui pourraient tuer les vers ou apporter des insectes nuisibles. Le lombricompostage produit deux types d'engrais, le lombricompost et le "thé de vers". Le lombricompost, de la consistance d'un terreau, est un complément nutritionnel favorisant la rétention d'eau. Stable et directement assimilable par les végétaux, il favorise l'enracinement et la croissance des végétaux en ajoutant des éléments nutritifs.

Le "thé de vers", récupéré dans le fond du lombricomposteur, provient essentiellement de l'eau contenue dans les déchets de cuisine (environ 80% de leur masse) chargée des nutriments, minéraux et oligo-éléments assimilés lors de l'écoulement dans le lombricompost. Cet engrais liquide ne doit pas être utilisé pur sur les végétaux, mais doit être dilué dans 10 parts d'eau pour une part de liquide. Les récoltes se font en moyenne tous les mois.

Les lombriciens

Les lombriciens, ou vers, représentent près de 50% de la masse totale des animaux vivant sur le vieux continent et sont divisés en 3 catégories : les épigés, les anéciques et les endogés. Il existe dans la nature beaucoup d'espèces de vers, mais seules quelques-unes peuvent être mises dans la lombricompostière. Les gros vers de terre, que nous trouvons au jardin en bêchant, ne sont pas utilisables pour le compostage. Ce sont des laboureurs du sol qui vivent généralement à plus de 20 cm de profondeur. Les lombrics de compost sont donc des vers de surface qui se trouvent à maximum 10 cm de profondeur. De ce fait, soumis à une forte prédation, ils se reproduisent très vite et se nourrissent de matière décomposée. La décomposition de la matière organique dans un lombricompost peut être confiée à 2 espèces de vers:

  1. Eisenia foetida ou "ver du fumier", ou ver tigré. Rouge tigré de gris ou de jaune, il préfère les matières en décomposition.
  2. Eisenia endreï ou "ver de Californie" ou ver rouge. De couleur très rouge, il préfère les matières fraîches et contrairement à ce que son nom laisse entendre, il est originaire de nos contrées !

N'ayant pas les mêmes mœurs, l'idéal consiste à élever des représentants des 2 espèces dans sa lombricompostière... Les lombrics sont gourmands, ils mangent entre 1/2 et 1 fois leur poids par jour ! Ils aiment être au calme, à l'obscurité et sont eurythermes, c'est-à-dire qu'ils possèdent un large gradient de température. Cependant leurs capacités de croissance et de reproduction sont optimales pour des températures avoisinant les 20°C et alors ils se reproduisent de façon conséquente : un seul lombric peut avoir 500 descendants en un an !

Un lombricompost peu onéreux

Il existe pléthore de containers différents pour faire du lombricompostage. Ils peuvent être en bois, plastique, avec un aspect plus ou moins esthétique selon les constructeurs. Mais un bac de poissonnier en frigolite peut suffire ! En effet, fabriquer une lombricompostière n'est pas difficile. Il y a de nombreuses possibilités, en voici quelques-unes peu coûteuses:

En frigolite

Récupérez un bac de poissonnier en frigolite avec son couvercle. Séparez-le en deux avec une plaque de plexiglas trouée. Superposez éventuellement 3-4-5 bacs, selon vos besoins.

En bois à 2 compartiments

Faites un bac d'environ 1 mètre de long sur 40-50cm de large et de haut. Séparez verticalement avec une plaque de plexiglas. Rendez les fentes hermétiques avec du silicone.

Une vielle poubelle

Récupérez une poubelle en plastique de 50-80 litres. Placez à 10-15 cm du fond une plaque trouée. Cela permettra l'évacuation du jus afin que les matières et les vers ne soient pas noyés. En effet, les lombrics ne sont pas doués pour l'apnée...

Quelques conseils

L'installation

Une lombricompostière peut être placée à l'intérieur ou à l'extérieur. A l'extérieur, il est nécessaire de faire attention à l'isolation ; sous nos climats les gelées peuvent être mortelles pour les vers. A basses températures, ils se réfugient à l'intérieur du compost et survivront (du moins une partie) mais il serait dommage de perdre la moitié de vos précieux travailleurs pendant l'hiver. Les étapes sont les suivantes :

  1. Remplissez un seau avec des journaux coupés en morceaux ou mieux encore des cartons ondulés ou des cartons à œufs, qui ne sont pas chargés en encres.
  2. Remplissez le seau d'eau et laissez le carton s'imbiber
  3. Sortez le carton détrempé du seau et laissez partir le surplus d'eau en pressant légèrement.
  4. Placez le carton dans le fond de votre bac à lombricompost, il servira de refuge pour vos vers.
  5. Vous pouvez également rajouter quelques poignées de sciure de bois indigènes et non traités/peints, …
  6. Placez les vers par-dessus.
  7. Après le gîte, le couvert ! Apportez des aliments à vos vers. Attention, si vous n'avez pas assez de vers dès le départ, la matière va s'accumuler et de la pourriture risque d'apparaître.
  8. Il ne me reste qu'à vous souhaiter une bonne séance de bricolage pour le bac et une bonne récolte de lombricompost et de thé de vers.

En résumé : 2 personnes = 500 gr de déchets organiques par jour = Bac de dimensions 60 x 60 x 30 cm = 250 gr de vers

Les vers ne vont par s'attaquer directement aux déchets, ils préfèrent les matières en cours de décomposition (2 à 3 semaines). Ne vous tracassez donc pas s'ils ne mangent pas de suite. Surtout ne chargez pas de trop le bac au départ, laissez les vers s'habituer à leur nouveau milieu ! Ils commenceront à bien manger 2 à 3 semaines après l'installation. Si de la matière se décompose de trop sans être mangée, réduisez immédiatement vos apports ou arrêtez les. Des matières non attaquées produiront de mauvaises odeurs. Il vous restera ensuite (après 1 ou 2 mois) à trouver votre 'vitesse de croisière' en ce qui concerne les apports de matières organiques.

L'humidité

L'eau apportée lors du démarrage du processus avec les cartons mouillés, est généralement suffisante pour le reste du processus. L'eau qui s'évapore se condense sur les parois et retombe dans le bac. Si l'été est chaud et que votre lombricompost sèche, rectifiez l'humidification, mais très doucement avec un pulvérisateur.

Le rapport Carbone/Azote

Ce rapport n'est pas important pour les vers, mais pour la composition finale du compost. En général, les déchets organiques ménagers sont riches en azote. Rééquilibrez avec des matières carbonées, car si vous n'avez pas suffisamment de vers, vos matières organiques risquent de se transformer en une pâte gluante et malodorante. Petite rappel, les vers adorent le carton ondulé et les boîtes à œufs, découpés en petits morceaux. Ils s'y réfugient, s'y reproduisent et s'en régalent.

Le menu

Les vers de terre n'ont pas de dents, ne placez pas de matières trop dures telles que roses (tiges trop dures), os, broyat,... dans le lombricompost. Les vers n'apprécient pas non plus les déchets de viande et de produits laitiers. Par contre n'hésitez pas à leur apporter du marc de café, avec le filtre, les vers en frétillent de bonheur.

Les moucherons/mouches

Il arrive que les moucherons et mouches viennent élire domicile dans les lombricomposts, voici quelques techniques pour les limiter:

  • Créez un milieu moins favorable en asséchant le milieu : pour cela, stoppez les apports de nourritures pendant 1 ou 2 semaines. Attention, il ne faut pas non plus que le milieu soit trop sec sinon les vers vont aussi mourir. Apportez de la matière carbonée (cf. ci-dessus).
  • Stoppez l'accès au lombricompost : vous pouvez recouvrir votre aménagement de cartons coupés en morceaux ou d'un linge (type moustiquaire) et faire en sorte que vos bacs soient bien jointifs pour éviter que les mouches puissent rentrer et pondre de nouveau. Il faut cependant de minuscules petits trous pour que l'air puisse passer.
  • Stocker vos déchets dans des récipients hermétiques. Si vous stockez vos déchets avant de les insérer dans le lombricompost, il faut les mettre dans un récipient hermétique afin que les mouches ne pondent pas dessus.
  • Et enfin privilégiez un substrat sain, c'est-à-dire trouvez le bon équilibre entre les épluchures de légumes et les papiers/cartons coupés.

La lombriculture incarne le rêve de tout bricoleur : faire du neuf avec de l'ancien ou de tout écologiste : réduire son impact environnemental.

Ce type de recyclage pourrait être une des solutions pour réduire nos productions de déchets à grande échelle, et tout le cortège de désagréments qui va avec… En effet avec la lombriculture, les agriculteurs pourraient stopper le stockage de déchets organiques (fumures, boues de stations d'épuration, …) dans des champs où les périodes d'épandage sont réglementées et surtout restreintes. Les engrais pourraient être supprimés ou à minima leurs doses diminuées, l'eutrophisation ne seraient alors plus qu'un vieux cauchemar.

Pourquoi cela n'est-il encore qu'un rêve ? Pourquoi les états n'incitent-ils pas les agriculteurs, les citoyens lambda à mettre en place ce type de retraitement ? A cela, plusieurs réponses : tout d'abord le lombricompost est une filière qui demande du temps. Pour les agriculteurs-éleveurs de bétail, il faut 3 à 6 mois de stockage des fumures en extérieur pour éliminer toute trace de vermifuges avant de pouvoir les étaler sur des lits contenant des vers, puis 6 à 7 mois pour obtenir de la "crème" de lombricompost (= compost d'un taux de 70 à 80% d'eau), et encore plusieurs semaines, en fonction de la température extérieure, pour que le taux d'humidité tombe à 45% et que le lombricompost soit utilisable en agriculture ou qu'il puisse être vendu. Outre le temps, si le lombricompost se développait, ce serait la filière des « engrais » qui péricliterait. Or la France, avec près de 4 tonnes consommées par an, est parmi les 5 premiers pays consommateurs et…surtout producteurs. Ce serait tout un secteur de l'économie actuelle qui s'écroulerait, mais notre vie et celle de nos enfants ne valent-elles pas cette peine? Faut-il se comporter comme des moutons de Panurge et suivre tout ce monde de consommation qui nous pousse à acheter comme tout le monde et au meilleur prix ? Ne devrions nous pas donner l'exemple, privilégier le lombricompost pour le retraitement de nos déchets alimentaires, utiliser le thé de vers, ou réaliser des purins d'orties ou de prêles pour apporter des éléments nutritifs à nos plantes, bref contribuer au succès des méthodes alternatives et indirectement à la préservation de la Nature ?

Partager cet article

Repost 0
Published by La ruche de Vanves - dans Actions de la Ruche
commenter cet article
19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 12:10

Suite au Forum des associations du 12 septembre, la Ruche publie des infos sur les deux systèmes individuels de recyclage des déchets de cuisine présentés sur notre stand :  lombricompostage et  Bokashi.

Pour recycler les déchets de cuisines il existe plusieurs techniques très différentes : le compost, le lombri-compost (compost accéléré par l’action de lombrics) et le Bokashi, sujet de cette rubrique.

Bokashi mot japonais qui signifie « matières organiques fermentées » est une technique qui nous vient du Pays du soleil levant.

Le principe :

En mélangeant les déchets fermentescibles de cuisine et de jardin avec du son de blé ensemencé d'un mélange de micro-organismes et mis à l’abri de l’air ,on obtient en quelques jours un liquide concentré utilisable comme engrais et un substrat fermenté. Celui-ci mélangé et recouvert de terre se transforme rapidement pour donner une terre très riche

La pratique :

Matériel : un seau de cuisine Bokashi dans lequel se trouve une grille, munie dans sa partie inférieure d’un robinet.

Préparation :

-Couper les déchets en petits morceaux

-Saupoudrer le fond du seau d’une petite quantité de son Bokashi

-Mettre une couche de déchets frais, saupoudré d’une petite quantité de son et presser l’ensemble (petite palette fournie)..

-Refermer hermétiquement le seau .

-Répéter ce processus jusqu’à ce que le seau soit plein.

-Quelques jours après, quand le processus de fermentation est enclenché il est indispensable de retirer quotidiennement par le robinet la petite quantité de jus qui s’est formé au fond du seau sous la grille. Ce jus peut servir d’engrais pour les plantes en le diluant au 1/100 (10ml pour un litre d’eau).

-Dans le seau laisser la fermentation se faire pendant 1 à 2 semaine l’été et 3 à 4 en hiver. L’odeur du Bokashi, pas désagréable, est aigre douce.

-A ce moment là il peut être mélangé à de la terre ou à du compost pour l’utiliser plus tard. Il faut attendre au moins quinze jours avant de semer ou de planter car le Bokashi est un produit très acide.

 

Résultats :

En trois mois on obtient un terreau utilisable pour de nouvelles plantations et récolté pendant tout ce temps l’engrais nécessaire à nos plantes de balcon et d’intérieur.

 

Différences avec les techniques de compostage

Le Bokashi n’utilise pas une putréfaction, mais une fermentation contrôlée de type lactique. La digestion est bien le fait de germes, mais ceux-ci ont été sélectionnés pour provoquer une modification mesurée de la matière organique. Le « secret » du Bokashi réside dans la composition du mélange de germes (bactéries, levures, champignons) dont il est composé. Ce mélange est présent dans l’activateur à base de son.

La différence est le degré de décomposition (le Bokashi préserve mieux les éléments nutritifs et les vitamines), l’odeur (limitée par le fait que le récipient est clos pour mettre à l’abri de l’air -certains utilisent même le Bokashi dans leur cuisine sans inconvénient, grâce à l’encombrement réduit et à l’absence d’odeur-), la rapidité de transformation (quelques semaines pour obtenir un terreau très riche utilisable, contre une année au moins pour les composts).

A Paris, on peut se procurer les seaux et le son activateur à la Boutique de l’Ecologie

41 rue du Couédic, Paris 14ème Métro Mouton Duvernet 01 43 22 08 67

www.consomacteurs.com

Partager cet article

Repost 0
Published by La ruche de Vanves - dans Actions de la Ruche
commenter cet article
17 septembre 2010 5 17 /09 /septembre /2010 13:15

Le forum des associations qui se déroulait dimanche au Parc Pic a été l'occasion de rencontrer de nombreux vanvéens, intéressés par les actions menées par la Ruche. Certains ont adhéré et vont nous apporter leurs idées, leurs énergies sur les futurs projets.
La récolte de miel au lycée Michelet a été un sujet très porteur, avec en particulier de nombreuses personnes prêtes à soutenir toute action en faveur de l'installation de ruches à Vanves. La municipalité pourrait s'ouvrir sur ce projet. Elle nous avait d'abord proposé le jardin du talus ferroviaire, mais le terrain, comme nous vous l'avons expliqué, n'est pas favorable aux abeilles en raison de son orientation et des perturbations dues aux lignes électriques. Le Parc Pic, ou encore le toit de bâtiments  municipaux, sont autant de lieux possibles et plébiscités par un grand nombre d'entre vous.
Les actions menées autour des déchets ont aussi intéressé nos visiteurs. Nous avions mis en démonstration deux systèmes individuels de recyclage des déchets de cuisine, un lombricomposteur et un Bokashi, système anaérobie à base de bactéries, qui nous vient du Japon. Nous publierons ultérieurement plus d'information à ce sujet.
Cette journée nous a également permis de faire le tour des associations vanvéennes pour leur proposer gratuitement nos gobelets réutilisables pour leurs réunions festives. Nous publierons également toutes les modalités dans les jours qui viennent.
Nous voilà donc pleins de nouvelles énergies pour mettre en oeuvre les grands et petits projets à venir:  semaine européenne de réduction des déchets en novembre, diffusion d'informations sur le blog, contribution aux débats et projets d'aménagement local (talus, parc Pic, déplacements, etc.), et bien sûr notre prochain festival de films environnementaux pour lequel nous allons commencer à définir les thèmes et identifier les premiers films susceptibles d'être proposés au public.
Merci à tous ceux qui sont passé nous voir. La prochaine réunion de la Ruche aura lieu le dimanche 26 à 19h. C'est aussi une occasion de venir nous rencontrer. Si vous voulez y assister : laruchedevanves@yahoo.fr

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by La ruche de Vanves - dans Actions de la Ruche
commenter cet article

Les actualités de la Ruche

Recherche

Liens